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Autopilot : un conducteur accusé d’homicide involontaire aux États-Unis

Crédits : Ian Maddox / Wikipédia

Un propriétaire de Tesla a causé la mort de deux personnes et sera donc bientôt jugé en Californie. L’homme avait brûlé un feu rouge alors que l’Autopilot était activé et avait alors percuté autre véhicule. Il s’agit ici de la toute première fois qu’un individu fait l’objet d’une inculpation au pénal aux États-Unis dans une affaire impliquant l’Autopilot.

Une première inculpation au pénal

Il y a peu, Tesla publiait un rapport livrant des détails sur la sécurité de ses véhicules. Selon les données figurant dans ce document, les véhicules Tesla possédant la fonction Autopilot seraient en moyenne neuf fois moins souvent impliqués dans des accidents. Une grande partie des accidents ont au final pour origine l’humain. Une affaire en particulier illustre d’ailleurs parfaitement cette responsabilité humaine, comme l’indique Associated Press dans un article du 19 janvier 2022.

En Californie, des procureurs ont en effet récemment porté deux accusations criminelles à l’encontre du propriétaire d’une Tesla Model S. Il s’agit d’une première aux États-Unis pour un tribunal pénal. Le conducteur bénéficie pour l’instant de la liberté sous caution dans l’attente de son procès.

L’accident s’est produit le 29 décembre 2019 à Gardena, dans la banlieue de Los Angeles. Le conducteur est sorti d’une autoroute et a brûlé un feu rouge avant de percuter un véhicule classique. Bilan : deux personnes sont mortes. Il faut savoir que le document dans lequel figurent les accusations criminelles ne fait aucunement mention de l’Autopilot. En revanche, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a mené une enquête confirmant que lors de l’accident, le système d’assistance à la conduite était bien actif.

Tesla model S
Une Tesla Model S. Crédits : raneko / Flickr

Un système partiellement autonome

Pour la NHTSA, cette affaire représente une nouvelle occasion d’expliquer un fait qu’Elon Musk et Tesla rappellent assez régulièrement. Actuellement, aucun véhicule à moteur présent sur le marché ne permet une conduite entièrement autonome. En effet, l’Autopilot est un système partiellement autonome de niveau 2 SAE. Autrement dit, le conducteur se doit de garder les mains sur le volant et de garder toute son attention sur la route même lorsqu’il l’utilise.

Très souvent, Tesla reçoit des critiques au sujet de la faiblesse du système de surveillance conducteur présent dans ses véhicules. La firme a toutefois pris des engagements pour améliorer son dispositif à l’aide d’une caméra intérieure, au niveau du rétroviseur. En revanche, il n’a jamais été question d’aller plus loin avec par exemple, l’installation d’un suivi oculaire par infrarouge.