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En Australie, Uluru se couvre de cascades après des inondations records

Capture : Twitter / Nick Bryant

En Australie, la colline de grès sacrée des peuples aborigènes Uluru s’est couverte de cascades après des pluies extrêmes qui ont inondé le désert. Un phénomène qui n’arrive que tous les cinquante ans.

Comme si 2016 n’avait pas été assez étrange, l’outback australien se retrouve aujourd’hui inondé après des pluies records qui frappent le Territoire du Nord depuis le Boxing Day. Les précipitations de Noël ont eu raison du parc national d’Uluru-Kata Tjuta qui s’est vu temporairement fermé au public en raison de problèmes de sécurité. En toile de fond, le monstre géologique habituellement teinté de rouge a quant à lui viré au gris. S’érigeant à 348 mètres au-dessus de la plaine de l’Outback, la colline d’Uluru s’est muée en de nombreuses mares alimentées par des torrents surgissant de ses reliefs.

Dans la nuit du samedi 24 décembre, une tempête s’est abattue sur le parc national Uluru-Kata Tjuta, avec des précipitations atteignant 232 millimètres en seulement vingt-quatre heures (61,4 mm de pluie sont tombés entre 20h00 et 21h00), rapporte le site Abc.net. Et ce alors que le parc reçoit en moyenne 330 millimètres de précipitations par an (19 millimètres en moyenne au mois de décembre) et affiche en cette saison des températures pouvant atteindre près de 36 degrés à l’ombre. Un phénomène rare et exceptionnel qui n’arrive en moyenne que tous les cinquante ans. Et même si la pluie en décembre n’est pas tout à fait inattendue dans la région – c’est la saison des pluies dans le Territoire du Nord – personne ne s’attendait à subir autant d’inondations.

La colline d’Uluru après les précipitations :

 

Pour des raisons de sécurité, le parc national a dû fermer ses portes pour trois jours, et les populations vivant aux alentours ont été évacuées en raison d’inondations. Quelques chanceux ont néanmoins pu immortaliser ces quelques scènes du déluge en plein désert. Le parc a finalement pu rouvrir ses portes ce mardi.

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