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Au Canada : les ours polaires et les saumons pourraient disparaître…

Crédits : Wikipédia

Un comité indépendant basé au Canada a récemment tiré la sonnette d’alarme concernant l’avenir de plusieurs espèces végétales et animales. Parmi celles-ci se trouvent les ours polaires, les saumons chinook ou encore le frêne noir, un arbre largement répandu en Amérique du Nord.

Certaines espèces vivantes vont disparaître

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) est un comité consultatif indépendant. Il agit auprès de la ministre fédérale de l’Environnement et du Changement climatique et se réunit deux fois par an pour évaluer la situation des espèces sauvages menacées de disparition. Dans son communiqué publié le 3 décembre 2018, le comité dresse un constat alarmant pour le Canada.

Il se pourrait bien que le Canada perde « des espèces profondément enracinées dans la culture canadienne ». Les espèces citées en sont : l’ours polaire, le saumon chinook (Oncorhynchus tshawytscha) ainsi que le frêne noir. Elles risquent de disparaître du pays, selon le COSEPAC.

Des espèces dont l’avenir est jugé incertain

Il faut savoir que l’Arctique est la région de la planète où le réchauffement climatique se fait plus intense qu’ailleurs, c’est-à-dire 2 à 3 fois plus important. Pour l’ours polaire qui voit sa banquise disparaître, c’est un désastre annoncé, car il lui sera de plus en plus compliqué de chasser le phoque, sa principale proie. Les 15 500 ours canadiens – 2/3 de la population mondiale – ne sont pas encore menacés de disparition, mais cela pourrait très vite arriver. Des situations invraisemblables ont déjà pu être observées. Dernièrement par exemple, lorsque pas moins de 200 ours polaires se sont ensemble rués sur une carcasse de baleine !

En ce qui concerne le saumon chinook, 13 populations présentes dans l’océan Pacifique sont préoccupantes (baisse des effectifs), et 8 d’entre elles sont en voie de disparition. Les causes sont multiples : surpêche, construction de barrages sur les rivières, dégradation de leur habitat naturel ou encore présence d’espèces invasives non indigènes.

Crédits : Wikipédia

La troisième espèce mise en lumière est un arbre : le frêne noir. Or, cet arbre emblématique au Canada est décimé depuis deux décennies par une espèce invasive d’insectes. Malheureusement, pas moins de deux milliards d’individus ont été perdus, et cela se verrait même à l’intérieur des villes puisque les parcs de Toronto, Ottawa ou encore Montréal ont quasiment perdu tous leurs frênes.

Sources : COSEPACSciences et Avenir

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