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Atteinte d’une maladie rare, cette femme ne connaît pas la peur !

Crédits : iStock

Peur de rien, d’absolument rien. C’est le quotidien de cette femme qui se fait appeler SM, une mère de famille de 48 ans, atteinte de la maladie d’Urbach-Wieth, une maladie extrêmement rare qui provoque la disparition complète d’une émotion naturelle, la peur.

Il n’existe que 400 cas à travers le monde, en tout et pour tout. Seulement 400 personnes sont atteintes de la maladie extrêmement rare d’Urbach-Wieth, une malformation cérébrale génétique à l’origine d’un trouble psychologique qui a pour effet la disparition de la peur. Comme l’explique le Washington Post, « la maladie d’Urbach-Wieth, qui est caractérisé par une voix rauque, des petites bosses autour des yeux et des dépôts de calcium dans le cerveau est rare –moins de 400 personnes en sont atteintes de ce que l’on sait– mais dans le cas de SM, certains de ces dépôts ont pris contrôle de son amygdale », la région d’où provient la peur.

Une situation dangereuse

La femme ne connaît donc pas la peur, mais semble en plus prendre un malin plaisir à flirter avec le danger. Une situation risquée à en croire son médecin. « Elle a porté un serpent pendant plus de trois minutes, en caressant ses écailles et en touchant sa langue. Des employés ont dû l’empêcher de toucher une tarentule. Elle a visité une maison hantée, avec cinq autres femmes inconnues qui n’ont cessé de hurler. SM marchait en tête. Non seulement les ‘monstres’ ne lui faisaient pas peur, mais c’est elle qui a effrayé l’un d’entre eux« .

Même face aux menaces de mort, SM n’éprouve rien que de la curiosité. Une situation qu’elle a déjà vécue, et qui a visiblement surpris son agresseur. « Je marchais en direction du magasin et j’ai vu cet homme sur un banc. Il m’a dit de venir le voir, alors j’y suis allée et je lui ai demandé ce qu’il voulait. Il a attrapé ma chemise, a mis un couteau sous ma gorge et m’a dit qu’il allait me couper. Je lui ai dit, ‘vas-y, attaque-moi’. Et puis il a dit qu’il allait revenir et me chasser. Je n’ai pas eu peur. Il m’a laissée partir et je suis rentrée chez moi« .

Des risques donc, mais aussi un avantage non négligeable selon son médecin. En effet, l’absence de peur provoque aussi chez SM l’absence de traumatismes. Les épisodes les plus difficiles et traumatisants que l’on peut vivre dans une vie, elle ne les connaît pas. « Ce n’est pas comme si elle le masquait. C’est simplement qu’elle ne l’a jamais vécu » conclut le médecin.

source : washingtonpost, npr