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Atmosphère prometteuse pour deux exoplanètes découvertes en mai dernier

Credits: NASA/ESA/STScI/J. de Wit (MIT)

S’il n’est pas encore temps de se réjouir véritablement et de crier à l’habitabilité, la nouvelle est bonne et les probabilités augmentent. En effet, deux exoplanètes voisines et d’une taille similaire à la Terre ont une atmosphère jugée prometteuse par les chercheurs. 

C’est en mai dernier qu’avaient été découvertes ces exoplanètes gravitant autour d’une naine rouge, situées à seulement 40 années-lumière de la Terre, grâce à un télescope à infrarouge de 60 cm. Elles étaient au nombre de trois. « Ces trois planètes sont les premières opportunités de trouver des traces chimiques de la vie en dehors de notre système solaire » avait alors déclaré Michaël Gillon de l’université belge de Liège, en charge de l’équipe internationale à l’origine de la découverte.

Il y a du nouveau quant à ces exoplanètes, et notamment deux exoplanètes voisines faisant partie de ce système. En effet, les résultats de leur première analyse atmosphérique sont qualifiés de prometteurs, et s’il n’est pas dit que Trappist-1b and Trappist-1c sont habitables, cette probabilité augmente avec ces premiers résultats. C’est grâce aux instruments du télescope spatial Hubble que cette analyse a pu être réalisée, analyse qui n’a pas trouvé de signature d’une atmosphère composée d’un mélange hydrogène-hélium. En clair, il ne s’agit pas de planètes gazeuses, mais probablement rocheuses et entourées d’une couverture atmosphérique dense comme la Terre, mais aussi comme Vénus.

C’est bien pour cela que la prudence reste de mise. Ces planètes sont situées très proche de leur étoile autour de laquelle elles orbitent en moins de trois jours. Mais il s’agit d’une naine rouge, froide et bien moins lumineuse que le Soleil, ce qui fait que ces planètes se trouvent dans sa zone habitable, ou de l’eau à l’état liquide pourrait couler. Sauf si leur atmosphère est trop dense, ce qui les rendrait plus similaires à Vénus qu’à la Terre.

Des données supplémentaires sont désormais nécessaires pour mieux comprendre et plus en apprendre sur ces planètes situées très proches, à seulement 40 années-lumière, notamment pour savoir si elles contiennent des traces d’eau, de méthane, de dioxyde de carbone ou d’ozone. Cela sera rendu possible par la mise en service du remplaçant de Hubble, le télescope spatial James Webb, qui prendra la relève en 2018 et qui sera 100 fois plus puissant que son prédécesseur. Nul doute que celui-ci nous réservera de bien belles découvertes.

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