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Des astronomes sont parvenus à localiser avec précision la source d’un mystérieux signal radio

Crédits : Pixabay

Pour la toute première fois, des astronomes sont parvenus à localiser la source d’un mystérieux « sursaut radio rapide » (FRB) : il proviendrait d’une galaxie naine située à plus de 3 milliards d’années-lumière de la Terre.

Les « sursauts radio rapides » ou FRB (Fast radio bursts) sont des flashs d’ondes radioélectriques très énergétiques. Mis en évidence pour la première fois en 2007, ils intriguent les astronomes cherchant à comprendre ce phénomène qui semble trouver son origine ailleurs que dans notre Galaxie. En mars dernier, les scientifiques détectaient 11 de ces puissantes rafales de signaux radio provenant de la même position dans l’espace connue sous le nom FRB 121102 après le premier signal détecté. Il y a quelques semaines, six nouveaux sursauts radio rapides (FRB) étaient encore détectés en dehors de notre galaxie en provenance d’un objet inconnu situé à environ 3 milliards d’années-lumière. Mais d’où venaient-ils exactement ? Ces signaux radio puissants qui sont émis pendant quelques millisecondes disparaissent en général sans laisser de trac. Néanmoins il y a quelques jours, des astronomes ont pu débusquer le repaire de l’un de ces mystérieux « sursauts radio » d’origine cosmique.

Shami Chatterjee et son équipe, de Cornell University (États-Unis), ont combiné des radios télescope du monde entier pour traquer la source de ce sursaut radio rapide. De véritables têtes chercheuses qui ont permis de localiser une galaxie naine située à environ 3 milliards d’années-lumière dont le diamètre ne dépasse pas le dixième de notre Voie lactée. Reste à déterminer non plus la source de ces signaux radio, mais leur origine. Les chercheurs ont leur petite idée, mais rien de concret. Les signaux étant répétitifs, il pourrait s’agir d’un phénomène associé à un noyau galactique actif ou de façon plus plausible d’impulsions géantes émises par un magnétar, une étoile à neutrons produisant un champ magnétique extrêmement intense.

Crédits : Gemini Observatory/AURA/NSF/NRC

La prudence est de mise donc et de nouvelles traques seront nécessaires pour découvrir l’origine des FRB : « Comme de bons détectives, nous devons éviter d’adopter de nouveaux dogmes trop rapidement, même si nous pensons avoir pris le suspect la main dans le sac », explique le chercheur. « Les FRB sont des fugitifs agiles et ils ne se ressemblent pas forcément tous. Trouver si le FRB 121102 est représentatif de tous les sursauts radio rapides est la tâche la plus urgente désormais. Personnellement, je pense qu’il n’y a qu’une seule sorte de source, mais si jamais ce n’est pas le cas, fort bien : la nature nous a donné deux mystères amusants à résoudre au lieu d’un seul », plaisante le chercheur.

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