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Un astronaute canadien s’envolera pour la Lune en 2023

capsule orion NASA
Crédits : NASA / Wikipedia

L’Agence spatiale canadienne annonce qu’un astronaute canadien volera autour de la Lune en 2023 dans le cadre de la première mission avec équipage du programme Artemis de la NASA. Objectif : préparer le retour des humains sur le sol lunaire dès 2024.

En 2017, l’administration Trump demandait à la NASA de retourner sur la Lune en 2024. De cette ambition est né le programme Artemis, dont le premier volet se déroulera en trois étapes. La première, Artemis 1, sera une mission non habitée autour de la Lune. Viendra ensuite la mission Artemis 2 qui nous intéresse aujourd’hui.

Un premier Canadien vers la Lune

Dans le cadre de cette mission, quatre astronautes intègreront une capsule Orion pour faire le tour de la Lune. L’objectif sera de tester le vaisseau directement en orbite pour préparer le retour des humains sur le sol lunaire en 2024 dans le cadre de la mission Artemis 3. Notez que les astronautes d’Artemis 2 seront également confrontés à une rentrée à grande vitesse dans l’atmosphère terrestre.

On ne connaît pas pour l’heure les noms des astronautes qui participeront à ce vol en orbite lunaire. En revanche, nous savons qu’il y aura un Canadien dans les rangs. L’annonce a été faite le 16 décembre dernier par l’agence spatiale canadienne qui collabore avec la NASA depuis plusieurs décennies. Nous savons également qu’un deuxième astronaute canadien participera à une mission ultérieure à bord de la future station spatiale Gateway de la NASA qui sera positionnée en orbite lunaire.

« Cet accord fera du Canada le deuxième pays seulement après les États-Unis à avoir un astronaute dans l’espace lointain« , a déclaré aux journalistes Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie du Canada lors d’une conférence de presse.

L’astronaute canadien David Saint-Jacques a notamment fait un parallèle avec la mission historique Apollo 8 de 1968. Cell-ci, on le rappelle, visait à « préparer le terrain » avant le premier alunissage humain opéré l’année suivante.

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L’astronaute David Saint-Jacques de l’Agence spatiale canadienne prend des photos de la Terre depuis l’ISS le 15 janvier 2019. Crédits : NASA

De la robotique en échange

En échange de ces « sièges » réservés, le Canada fournira un bras robotique (le Canadarm3) nécessaire à la maintenance de la future station spatiale Gateway en orbite lunaire. Le géant canadien de la robotique MDA (qui assure également l’entretien du Canadarm2 sur la Station spatiale internationale) a reçu la semaine dernière un contrat pour établir les exigences techniques de cet outil qui sera a priori alimenté par une intelligence artificielle. Son objectif sera de s’occuper de la station lorsque les astronautes seront absents.

Pour rappel, à terme, c’est à partir de cette « passerelle » que les astronautes se rendront sur le sol lunaire. L’idée serait de pouvoir s’appuyer sur elle pendant quelques années (quinze ans ou plus), le temps de pouvoir construire une infrastructure plus durable directement en surface.

Les astronautes canadiens possiblement concernés par ce projet n’ont pas encore été nommés non plus. Parmi les prétendants figurent David Saint-Jacques (qui s’est envolé pour la Station spatiale internationale en 2018-19), Jeremy Hansen (sélectionné en 2009 et toujours en attente d’une mission) ainsi que Jenni Sidey-Gibbons et Joshua Kutryk qui viennent de clôturer leur formation d’astronaute.