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Artemis-1 : la construction de la capsule Orion est terminée

Crédits : NASA

La mission Artemis de la NASA se dessine peu à peu. À l’occasion du 50e anniversaire d’Apollo 11, le vice-président Mike Pence a déclaré que la construction de la première capsule Orion était d’ores et déjà achevée.

Le vice-président Mike Pence était présent, ce samedi, au Kennedy Space Center de la NASA en Floride, pour commémorer le 50e anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11. Il en a également profité pour annoncer une très bonne nouvelle : la capsule équipage Orion, signée Lockheed Martin, aurait terminé sa phrase d’assemblage. « Grâce au travail acharné des hommes et des femmes de la NASA et de l’industrie américaine, le véhicule de l’équipage d’Orion pour la mission Artemis 1 est terminé et prêt à commencer les préparatifs de son premier vol historique », a déclaré le vice-président Pence.

Au cours des prochains mois, le vaisseau devrait essuyer plusieurs tests environnementaux. Dans une chambre à vide thermique, notamment. Des tests électromagnétiques sont également prévus. Il pourrait ensuite être de retour au centre spatial d’ici la fin de l’année, avant le lancement d’Artemis-1 prévu l’année prochaine. Cette première mission, sans équipage, visera à faire “simplement” le tour de la Lune. En cas de succès, un premier équipage pourrait alors s’envoler vers la Lune pour effectuer les mêmes manœuvres en 2022, dans le cadre de la mission Artemis-2.

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La capsule Orion, ici au Kennedy Space Center, Floride. Crédits : Lockheed Martin

Bientôt des Hommes de nouveau sur la Lune

Viendra ensuite la mission Artemis 3, qui mènera les astronautes à se poser sur le sol lunaire en 2024. Il s’agira du premier alunissage humain depuis Apollo 17 en 1972. Mais s’il y a 50 ans, l’objectif de la NASA était de prouver qu’il était possible de débarquer des Hommes sur la Lune et de les ramener en toute sécurité sur Terre, l’objectif est maintenant plus ambitieux encore. La NASA veut retourner sur la Lune, oui, mais de manière durable.

« Comme dans les années 1960, nous avons aussi l’occasion de faire un grand pas en avant pour toute l’humanité, a déclaré Jim Bridenstine, de la NASA. Le président Trump et le vice-président Pence nous ont demandé de retourner sur la Lune d’ici 2024, puis de nous rendre sur Mars, appuyant leur vision sur des demandes budgétaires nécessaires pour atteindre ces objectifs. Et nous sommes sur la bonne voie pour y parvenir ».

Toujours dans cet objectif, on apprenait également récemment où se placerait le futur “Gateway” lunaire, cette petite station qui servira de “plaque tournante” entre la Terre et la Lune. Les chercheurs ont opté pour une orbite très elliptique, plaçant la station à moins de 3 000 kilomètres de la Lune lors de son approche la plus proche, et à moins de 70 000 km de la surface à son point le plus éloigné. De quoi faciliter l’exploration lunaire et les échanges avec la Terre.

Le projet Lunar Orbital Platform-Gateway devrait être pleinement opérationnel à partir du milieu des années 2020.

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