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Artemis 1 : la fusée SLS rentre au garage

Crédits : NASA/Ben Smegelsky

En raison des récents problèmes techniques rencontrés lors des précédentes tentatives de répétition générale humide et de mises à niveau requises chez l’un de ses fournisseurs, la NASA a décidé de rapporter sa fusée SLS au bâtiment d’assemblage du véhicule pour effectuer quelques réparations. Pendant ce temps, l’agence examinera également d’autres options de calendrier.

La répétition générale humide de l’énorme fusée Space Launch System (SLS), une série de tests de prélancements clés, avait débuté le 1er avril au Pad 39B du Kennedy Space Center de la NASA (KSC) en Floride. Ces manœuvres devaient se terminer environ 48 heures plus tard, avec le chargement de propulseurs d’hydrogène liquide et d’oxygène liquide dans les réservoirs, et l’exécution de plusieurs comptes à rebours de lancement simulés. Finalement, les membres de l’équipe ont rencontré plusieurs problèmes techniques, les forçant à retarder ces étapes.

La procédure a ensuite repris le 12 avril, selon un format modifié. L’équipe a en effet décidé de ravitailler uniquement l’étage central SLS, et non l’étage supérieur. Malheureusement, les équipes ont de nouveau avorté le test après avoir observé une fuite d’hydrogène liquide (LH2) sur la structure située à la base du lanceur mobile (qui se connecte à l’étage central de la fusée).

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La fusée Space Launch System (SLS) vue au lever du soleil le lundi 4 avril 2022. Crédits : NASA

Retour au bâtiment d’assemblage

Depuis, les membres de l’équipe ont pris un certain temps pour analyser les données et autres options sur la table. Un autre essai devait être tenté le 21 avril prochain, mais ce n’est plus d’actualité. La NASA a décidé de rapporter sa fusée au bâtiment d’assemblage au moyen du CT-2, son énorme machine de guerre, dans le but de remplacer les pièces défectueuses. La décision a également été motivée par des facteurs externes, selon les responsables de la NASA, citant des mises à niveau nécessaires chez un fournisseur d’azote gazeux utilisé pour le test.

Pour rappel, la mission Artemis 1 sera la première grande étape du programme Artemis qui prévoit l’établissement d’une présence durable sur la Lune. Son objectif sera d’envoyer une capsule Orion faire deux fois le tour de la Lune avant de revenir sur Terre.

Ce vaisseau ne transportera pas encore d’équipage, mais la cabine sera occupée par l’expérience MARE (MATROSHKA AstroRad Radiation Experiment). Celle-ci visera à mesurer le niveau d’exposition aux rayonnements de l’équipage à l’extérieur des régions protégées par la magnétosphère terrestre. Des capteurs seront donc installés sur deux mannequins qui occuperont deux des sièges disponibles. La NASA espère lancer la mission cet été. Toutefois, elle ne fixera pas de date officielle tant que la répétition générale humide ne sera pas terminée et que les équipes n’auront pas analysé toutes les données résultantes.