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Artemis 1 : l’Europe joue un rôle critique dans la mission

Crédits : NASA

Dans quelques jours, la NASA lancera sa mission Artemis 1, le premier volet d’un programme ambitieux visant à renvoyer des humains sur la Lune. Pour ce vol, une capsule Orion sera propulsée par une fusée américaine SLS dans le but de rejoindre notre satellite. Une partie critique de ce vaisseau est cependant européenne. L’ESA supervise en effet la production des modules de service d’Orion. Ces derniers fourniront de l’électricité, de l’eau, de l’oxygène et de l’azote au module d’équipage.

Orion est un vaisseau destiné à transporter des astronautes au-delà de l’orbite terrestre basse, principalement vers la Lune. Il s’agit d’une pièce maîtresse du programme Artemis, dont la première mission doit être lancée le 29 août prochain. Concrètement, cette capsule comprend deux parties principales : une partie habitable où séjourneront les astronautes et une partie technique.

La partie habitée (3,3 m de long) est développée par Lockheed Martin, l’un des principaux entrepreneurs de la NASA. En revanche, la partie technique est développée par Airbus et est supervisée par l’Agence spatiale européenne (ESA).

Une pièce maîtresse

Concrètement, ce module cylindrique long de quatre mètres de diamètre fournira de l’électricité, de l’eau, de l’oxygène et de l’azote au module d’équipage. Des radiateurs et échangeurs de chaleur maintiendront également une température stable et confortable à l’intérieur de la capsule.

C’est également ce module de service qui assurera l’insertion du vaisseau en orbite lunaire, les manœuvres de rendez-vous avec les futurs modules d’alunissage et ceux de remontée. Enfin, il sera chargé de réinjecter Orion sur sa trajectoire de retour vers la Terre.

Pour opérer, chaque module de service est doté de quatre panneaux solaires s’étendant sur dix-neuf mètres de long. Un moteur principal sera également alimenté par plus de huit tonnes de carburant, tandis que trente-deux ​​petits propulseurs seront chargés de diriger le vaisseau dans toutes les directions.

Vous l’avez compris, le module de service européen est donc une pièce maîtresse de cette mission, et des autres à venir. « C’est la première fois que la NASA s’appuie sur l’ESA pour un composant aussi critique pour l’une de ses missions phares« , a déclaré Josef Aschbacher, directeur général de l’ESA. Notez que l’ESA et Airbus sont actuellement sous contrat pour la fabrication de six de ces modules.

Artemis Orion Lune
Illustration d’une capsule Orion autour de la Lune. Le module de service est la partie arrière du vaisseau. Crédits : NASA/ESA

Un Européen bientôt sur la Lune

En échange de sa contribution, l’ESA a déjà obtenu trois sièges pour ses astronautes lors des futures missions Artemis. Le trio doit être sélectionné prochainement. L’Italienne Samantha Cristoforetti, le Britannique Tim Peake, les Allemands Matthias Maurer et Alexander Gerst, le Danois Andreas Morgenstern, l’Italien Luca Parmitano et notre cher Thomas Pesquet seront susceptibles d’être choisis.

Oui, vous l’avez compris : un Français pourrait bientôt marcher sur la Lune. Un Européen pourrait même débarquer sur la Lune dès la mission Artemis 3 en 2025 ou 2026 ou bien lors des missions Artemis 4 ou 5.

En outre, L’Agence spatiale européenne participe également au développement de la station Gateway, le futur avant-poste en orbite lunaire de la NASA. L’ESA est en effet chargée de construire l’un des principaux modules d’habitation où séjourneront les astronautes.