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Les araignées ont-elles des personnalités qui leur sont propres ?

Crédits : Université de Cincinna

Une équipe de chercheurs de l’université de Cincinnati (États-Unis) affirment que les araignées-loups sont capables de développer une personnalité propre. Cette personnalité serait basée sur l’expérience.

Au sein d’un groupe ou d’une famille, chacun possède son propre caractère distinctif qui contribuera à façonner son mode de vie individuel. Chez les araignées-loups, c’est un peu la même chose. Ce n’est pas aussi complexe que chez l’Homme ou que chez d’autres animaux bien sûr, mais cela existe. Ces personnalités distinctes formées à partir de leurs expériences avec des compagnons passés les mèneront soit à se reproduire avec une femelle, soit à lui servir de dîner comme il est de coutume chez cette espèce. C’est en tout cas ce que révèle une étude menée par une équipe de biologistes de l’Université de Cincinnati, aux États-Unis.

Le comportement des araignées était autrefois considéré comme inflexible et câblé par leurs gènes, mais est-ce vraiment le cas ? Les araignées-loups vivent et chassent seules, mais lorsque vient l’heure d’assurer sa descendance, ces dernières (les mâles) se livrent à une danse de séduction unique employant souvent de multiples formes de communication, y compris la lecture des signaux chimiques (phéromones) qui imbibent les fils de soie tissées par la femelle. Ils peuvent ainsi déterminer si celle-ci est réceptive ou pas, si elle s’est déjà accouplée ou si elle a récemment dévoré un ou plusieurs mâles.

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Dans ce dernier cas, deux options s’offrent aux mâles. Chez l’espèce étudiée, Gladicosa bellamyi, certains choisissent de se cacher et d’autres préfèrent quand même tenter leur chance malgré les risques. La parade débute alors et provoque des vibrations au sol qui attirent la femelle. Plus les vibrations sont marquées, plus les chances de succès sont importantes pour le mâle. Mais lorsque la femelle approche, celle-ci peut feinter son approche pour amadouer avant de l’attaquer pour le manger. Un mâle trop charmeur risquera alors de se faire dévorer. Un mâle plus prudent et timide pourra quant à lui avoir la vie sauve, mais il ne se reproduira peut-être jamais. Et pour les chercheurs, tous ces comportements sont appris par expérience.

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