in ,

Après le lion Cecil, l’exécution d’une girafe par une chasseuse américaine indigne le monde

DR

Personne n’a oublié la traque et la mort du lion Cecil en 2015 au Zimbabwe. Tout récemment, c’est l’exécution d’une girafe par une chasseuse américaine en Afrique du sud qui a indigné Internet.

Le 1er juillet 2015, le lion Cecil a été tué par un dentiste américain du Minnesota, Walter Palmer, qui ignorait apparemment qu’il commettait une infraction. Si le meurtrier n’a pas été poursuivi, ce ne fût en revanche pas le cas du guide Theo Bronkhorst ayant organisé cette traque de plusieurs jours.

Le 3 juillet 2018, le New York Times relatait la mort d’une girafe exécutée par une chasseuse américaine en Afrique du Sud. Bien que les faits remontent à 2017, l’image de cette femme posant à côté du cadavre de l’animal a enflammé le Web depuis sa publication par le site d’information Africlandpost. Pour la journaliste Christine Hauser, le média en question avait sauté sur l’occasion pour dénoncer la stupidité des autorités du pays autorisant le pillage de l’Afrique.

Concernant les girafes, leur nombre a chuté de 35% au cours des 30 dernières années et les quatre espèces génétiquement distinctes présentes sur notre planète sont chacune classées comme étant “vulnérables” par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Actuellement, leur nombre est estimé à seulement 100 000.


Si le meurtrier du lion Cecil s’est attiré les foudres du Web, c’est également le cas de la chasseuse de girafe dont le nom avait été donné dans la publication initiale du média africain. Selon le New York Post, l’intéressée affirmait dans une série d’emails que l’animal était vieux et agressif afin de justifier cette chasse.

Par ailleurs, ce genre de partie de chasse est un sacré business et les clients sont prêts à payer des fortunes. Peu après la mort du lion Cecil en 2015, nous évoquions le fait que pas moins de 7 000 lions sont élevés en ferme pour être chassés au rythme de 2 ou 3 par jour dans des enclos où ces derniers ne peuvent pas fuir.

Sources : New York TimesSciences et Avenir