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Après 30 ans de cécité, il recouvre la vue grâce à un œil bionique

Crédits : thehorriblejoke / Pixabay

Âgé de 66 ans, l’américain Larry Hester a passé la moitié de sa vie aveugle. Trente-trois ans exactement sans voir la lumière du jour à cause d’une maladie, la rétinite pigmentaire. Celle-ci a détruit les photorécepteurs de ses yeux jusqu’à le rendre aveugle, mais aujourd’hui les choses ont changé pour lui…

En effet, en septembre dernier il a pu recouvrer partiellement la vue grâce aux médecins de l’Université de Duke à Durham, aux États-Unis, qui lui ont greffé un tout nouvel implant, l’Argus II Retinal Prothesis. Cette prothèse stimulante permet aux patients de distinguer les personnes, les formes, mais aussi pour certains les lettres et les chiffres. Approuvé par la FDA (Food and Drug Administration), Larry est donc le septième américain à pouvoir bénéficier de cette technologie. « C’était incroyable, c’était lumineux. J’ai dû prendre une profonde respiration en regardant ça. C’était difficile d’expliquer ce que je ressentais », a t’il déclaré juste après l’essai.

L’Argus II est une prothèse composée d’une paire de lunettes intégrant une mini caméra qui capture les images. Celles-ci sont renvoyées vers le petit boîtier présent sur les lunettes, qui retransmet les images à l’implant, via une connexion sans fil. Tout un faisceau d’électrodes sont greffées à la rétine du patient, et celles-ci reçoivent les signaux du boîtier, puis émettent de petites décharges électriques qui vont stimuler les cellules restantes de la rétine jusqu’au nerf optique. Ainsi est provoquée la perception de lumières, formes et couleurs que le patient devra apprendre seul à interpréter.

Un immense espoir pour toutes les personnes dont la vision est atteinte, voire complètement éteinte. Restaurer la vue paraît aujourd’hui être un défi réalisable, grâce notamment à ces chercheurs. Notons qu’en France aussi ce dispositif a été validé, il est même remboursé entièrement par la Sécurité Sociale, mais pour le moment, très peu de personnes y ont accès.

sources : maxisciences, iflscience