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Apocalypse : que mangerait-on en cas de fin du monde ?

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Fin du monde, apocalypse ou effondrement, les termes pour qualifier un éventuel futur catastrophique ne manquent pas. Dans le cas d’un tel futur où pratiquement plus rien ne tiendrait débout, comment faire pour se nourrir convenablement ? Nous devrons probablement faire des choix, trouver des aliments résistants mais également connaître quelques techniques de conservation.

Une éventuelle fin du monde

Pour beaucoup, la fin du monde est une réelle possibilité, qu’elle soit causée par une guerre nucléaire, l’impact d’un astéroïde, une pandémie mondiale ou encore les effets du réchauffement climatique. Les adeptes du survivalisme l’ont d’ailleurs bien intégré et font tout pour se préparer. Outre la pratique de techniques de survie et l’aménagement d’abris solides, ces individus constituent un important stock de nourriture.

Si nous nous retrouvons un jour en situation de survie et que nos réserves s’amenuisent, comment faire ? Il semble alors que tout reposerait sur la recherche d’aliments naturellement résistants et la connaissance de plusieurs techniques de conservation. Un article de la BBC publié le 31 mars 2020 s’est intéressé au sujet.

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Crédits : dric / Pixabay

Sécher, saler et enfouir

Michael Sulu, expert en chimie alimentaire de l’University College London (Royaume-Uni), donne la meilleure technique de conservation. Détaillée dans une étude de 2016, le séchage incarne la technique la plus efficace, suivi du salage. L’objectif ? Obtenir un environnement dépourvu d’humidité où les microbes sont incapables de survivre.

Enfouir la nourriture pourrait également être une alternative intéressante. En 2016 en Chine, des chercheurs ont retrouvé des momies portant des colliers de fromage. Or, le sol aride et salé semble avoir favorisé la préservation du fromage autant que celle des momies. En 2010, le plongeur Christian Ekstrom a retrouvé des dizaines de bouteilles de champagne Clicquot (aujourd’hui Veuve Clicquot) vieilles de 200 ans dans une épave au fond de la mer Baltique. Et celles-ci étaient encore savoureuses ! Il semble en effet que les eaux sombres et glaciales ont protégé le breuvage de toute dégradation.

Vive les matières grasses !

Il faut savoir que les aliments très riches en matières grasses peuvent être conservés longtemps. Citons le beurre, le fromage, ainsi que les huiles. Le fait est que la graisse exclue l’eau, gage d’une meilleure conservation. Évoquons également le miel, riche en sucre et pauvre en eau. En revanche, en ce qui concerne la viande et le poisson, le constat est radicalement différent !

Congelée, la viande peut certes se conserver longtemps et reste comestible. Toutefois, celle-ci se gâte très rapidement après décongélation. Dans le cas du poisson, la difficulté est également là puisque le muscle perd la majeure partie de son eau lors d’une congélation longue durée. Résultat, sa chair sera très dure après décongélation.

Si l’humanité bénéficie d’une intégrité des sols préservée après la fin du monde, il semble que de nombreuses personnes devront effectuer un retour à la terre. Autrement dit, il se pourrait que chacun cultive – dans la mesure du possible – son lopin de terre pour se nourrir. Dans une telle situation, la Réserve mondiale de semences du Svalbard (Global Seed Vault) pourrait être très utile. En effet, ce lieu abrite plus d’un million de semences de plantes des quatre coins du globe !