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Les animaux peuvent-ils avoir le sens de l’humour ?

Crédits : Wikipedia / Charlesjsharp

Des études antérieures ont déjà prouvé que les grands singes ou les rats pouvaient émettre des sons de plaisir. Mais les animaux rient-ils pour autant ? Ont-ils le sens de l’humour ou celui-ci est-il le propre de l’Homme ? La question divise la communauté scientifique.

On a longtemps pensé que le rire était un comportement qui distinguait l’Homme du reste du monde animal. Des études ultérieures, notamment celles menées sur de grands singes, semblent montrer le contraire à l’instar des chimpanzés ou des bonobos, nos plus proches cousins, qui poussent des cris particuliers dans des situations plaisantes ou de jeu. Mais rient-ils pour autant ? La réponse est oui pour certains, non pour d’autres. La question divise.

Désormais, les regards se tournent vers un animal plus éloigné de nous à la réputation compliquée : le rat. Ces rongeurs sont aujourd’hui connus et reconnus pour leur haut niveau d’intelligence et depuis quelques années maintenant, nous savons que les rats émettent un son distinctif de 50 kHz qui accompagne une situation agréable et de jeu. Mais encore une fois, est-ce un rire pour autant ? Certains le pensent.

Des expériences ultérieures initiées par Jaak Panksepp et Jeffrey Burgdorf de l’université d’État de Bowling Green (Ohio, États-Unis) qui consistaient à chatouiller des rats de laboratoire ont en effet confirmé que ceux-ci appréciaient l’expérience et cherchaient toujours le contact de la main dès qu’elle rentrait dans leur cage. Ils poussaient alors un petit cri distinct à chacune des caresses ventrales, une manifestation de plaisir mesurée à 50 kHz par les chercheurs. Néanmoins, le débat persiste au sein de la communauté scientifique et certains n’y voient qu’une simple manifestation d’un plaisir et d’un bien-être, mais pensent que ces éléments ne suffisent pas pour affirmer qu’il s’agit véritablement d’un rire. À la lumière des données actuelles, il est donc trop tôt pour conclure sur le sens de l’humour de ces rongeurs.

Aujourd’hui, Jeffrey Burgdorf continue de chatouiller les rats. Son objectif ? Traquer l’émission du fameux son de 50 kHz pour synthétiser un antidépresseur. Les rats, qui jouissent d’une réputation de ravageurs malicieux, pourraient nous aider à faire de notre planète un meilleur lieu de vie.

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