in

Un ancien cadre de Google estime avoir découvert l’équation du bonheur

Crédits : Ridofranz / iStock

Existe-t-il une équation définissant l’accès au bonheur ? Pour l’ancien ingénieur Mohammad Gawdat, cela ne fait aucun doute. Il s’est d’ailleurs confié une mission plutôt ambitieuse : rendre heureux pas moins d’un milliard de personnes d’ici à cinq ans.

Un ouvrage pour trouver le bonheur

Aujourd’hui âgé de 54 ans, Mohammad Gawdat a démarré sa longue carrière comme ingénieur système en Égypte, chez IBM. Il a ensuite rejoint Microsoft, Google puis la branche innovation du géant, Google X. Il a également créé une vingtaine d’entreprises dans des domaines aussi variés que la santé, le fitness, l’agroalimentaire ou encore l’immobilier.

En 2017, il a publié l’ouvrage La Formule du bonheur, dédié à son fils Ali ayant perdu la vie trois ans plus tôt. L’idée de cet ouvrage a germé dans l’esprit de Mohammad Gawdat lorsqu’il a réalisé que le bonheur ne se mesurait pas en fonction de la somme d’argent présente sur son compte en banque. Dans son ouvrage, l’ancien ingénieur tente donc d’expliquer au monde comment trouver le bonheur. Selon lui, chacun aurait la clé du bonheur, mais encore faudrait-il savoir dans quel sens la tourner.

la formule du bonheur livre
Crédits : La Procure

Un objectif ambitieux

Le succès est-il vraiment synonyme de bonheur ? Mohammad Gawdat pense que ce n’est pas le cas et évoque le suicide de nombreuses stars du show-business. Il cite également des magnats de la finance accros à l’alcool ou à toutes sortes de drogues. Pourtant, ces gens auraient tout pour être heureux, n’est-ce pas ? Et si être heureux relevait plutôt du fait ne plus rien attendre de la vie ? Pour Mohammad Gawdat, l’arrivée d’un nouveau-né se compare à un réglage de base en informatique. En effet, lorsqu’un enfant vient au monde, il naît heureux, et ce, peu importe la condition sociale de sa famille. Ses besoins se limitent au fait de manger, se protéger du froid, être propre et recevoir de l’amour.

En grandissant, ce même enfant découvre le pouvoir, la possession de biens, et donc, une société se basant sur l’argent et le profit. Mohammad Gawdat estime que la société est une source de perversion pour les humains. Cela paraît assez logique, car si nous naissons heureux et que cet état ne se maintient pas par la suite, notre bonheur est vraisemblablement altéré par la société dans laquelle nous vivons.

Avec son ouvrage La Formule du bonheur, Mohammad Gawdat s’était donné l’objectif de rendre heureux un milliard d’humains sur cinq ans. Cette échéance arrive l’année prochaine et nous saurons alors peut-être si ce projet ambitieux a été couronné de succès ou non.