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Aller sur Mars serait destructeur pour notre cerveau !

Crédits : ESA

Le mardi 11 octobre 2016, Barack Obama a annoncé de nouveaux projets concernant la planète Mars. Cependant, la veille de cette annonce, des chercheurs américains avaient publié une étude qui interroge sur la perspective d’une installation sur la planète rouge. Pourquoi ? Selon eux, le cerveau sera rapidement et irréversiblement impacté par les rayonnements ionisants.

Alors qu’Elon Musk, patron de Space X, désire établir une colonie d’un million de personnes sur Mars en 2024, le président américain a indiqué que les États-Unis y enverront également des hommes pratiquement une décennie plus tard. Peu importe qui sera le pionnier de la colonisation de Mars et peu importe si ces projets aboutissent à temps, mais il semble qu’il y ait un problème très préoccupant à régler avant.

Le 10 octobre, une étude a été publiée par une équipe de chercheurs américains dans la revue Nature (Scientific reports). Les scientifiques pensent qu’il faudra absolument réussir à protéger les humains des rayonnements ionisants (les rayons cosmiques). Ces rayons, nous le savons, augmentent les risques de cancers lors d’une exposition prolongée. La station spatiale internationale (ISS) est d’ailleurs équipée d’un bouclier capable de bloquer ces rayonnements ionisants et les astronautes n’ont aucunement l’autorisation d’effectuer des sorties lorsque se produisent des événements tels que des interruptions solaires ou autres. Néanmoins, les effets sur notre cerveau sont beaucoup moins connus.

(Crédit image : Conférences NEPAL / CNRS)

Pour l’étude, l’impact de ces rayonnements sur le fonctionnement cognitif a été analysé sur des rongeurs dont un premier groupe a été exposé durant 12 semaines, puis un second pendant 24 semaines, avant que leur comportement ne soit étudié à travers six différentes tâches à effectuer. Il a été rapporté que leurs capacités de mémoire épisodique et de reconnaissance spatiale avaient baissé, tandis que l’anxiété et la peur avaient augmenté.

« Les données récoltées constituent là une preuve supplémentaire que les voyages lointains dans l’espace constituent une menace réelle et unique pour l’intégrité de nos circuits neuronaux », expliquent les chercheurs.

En effet, les radiations ont eu un effet négatif sur les synapses qui assurent une connexion entre les neurones et des perturbations encore présentes plus de six mois après l’exposition. Les risques de troubles cognitifs sont alors décuplés, atteignant la mémoire, la perception ou encore l’humeur et peuvent engendrer des psychoses.

Sources : MashableOuest France