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Aller sur Mars pourrait être deux fois plus mortel que nous le pensions

Crédits : iStock

Alors que SpaceX vient de dévoiler son plan pour envoyer des hommes sur Mars en 2024, une nouvelle étude indique que les rayons cosmiques hautement énergétiques pourraient être deux fois plus mortels que ce que nous pensions. Sur la planète rouge, les capacités physiques et cognitives des premiers explorateurs pourraient en effet être sérieusement détériorées.

La planète rouge fait rêver. La NASA prévoit par exemple d’y envoyer des astronautes dans les quinze ou vingt prochaines années. La Chine, la Russie ou les Émirats ne sont pas en reste non plus et comptent bien se faire un nom dans cette course. Pendant ce temps, le fondateur de SpaceX, Elon Musk, tente encore de réduire les coûts des vols spatiaux et vise à établir une colonie martienne dès que possible. Mais qu’on se le dise, Mars est une jolie planète, mais elle est loin d’être accueillante. Outre les difficultés techniques inhérentes à un tel voyage, la santé des futurs explorateurs n’est pas à prendre à la légère. Une étude publiée dans la revue Nature suggère en effet que le risque de cancer lors d’une mission spatiale vers Mars pourrait être multiplié par deux avec en cause le rayonnement cosmique et l’absence de champ magnétique.

Le rayonnement cosmique se compose de particules chargées en provenance du milieu interstellaire. Ces particules chargées proviennent d’étoles explosives, de trous noirs et d’autres sources puissantes de l’espace. Sur Terre, nous sommes protégés de ces rayonnements par le champ magnétique, une sorte de gigantesque bouclier qui permet à la vie d’évoluer sereinement. En revanche, un voyage sur Mars amènerait les astronautes à sortir de ce champ protecteur et à se retrouver ainsi exposés. Les rayons peuvent entre autres endommager l’ADN, augmenter le risque de cancer, conduire à des cataractes, causer des dommages au système nerveux et entraîner des problèmes de circulation sanguine.

En étudiant les effets du rayonnement chez les souris, Francis Cucinotta et son équipe, de l’Université du Nevada à Las Vegas, ont constaté qu’une exposition prolongée pouvait dévaster le noyau d’une cellule et provoquer des mutations pouvant entraîner des cancers. Ces risques seraient deux fois plus grands que prévu. Pire, les cellules endommagées enverraient également des signaux aux cellules environnantes non affectées pour les inciter à se mutiler, causant ainsi des tumeurs ou des cancers supplémentaires. Les modèles précédents n’avaient pas vraiment représenté cet effet domino. Ces rayons doivent donc être pris en compte plus que tout à l’heure où tous les viseurs sont tournés vers l’espace !

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