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La technologie Alexa d’Amazon fera bientôt le tour de la Lune

Crédits : Lockheed Martin

La NASA testera un système basé sur le système Alexa d’Amazon lors de la mission Artemis I prévue en mars ou avril prochain. Le but sera de déterminer comment cette technologie de reconnaissance vocale pourrait être utilisée pour aider les astronautes lors de futures missions.

La NASA prépare actuellement sa mission Artemis 1, au cours de laquelle une capsule Orion sans équipage fera le tour de la Lune avant de revenir sur Terre. Ce vol très attendu, qui aura lieu au printemps prochain, doit préparer le retour des humains sur notre satellite, probablement en 2025. En attendant, l’agence américaine prévoit de s’appuyer sur ce test grandeur nature pour envoyer deux charges utiles inédites dans l’espace.

Assistants vocaux

Depuis plusieurs années, les assistants vocaux ont la côte. Ils permettent de simplifier la vie des utilisateurs en répondant au moindre souhait exprimé à voix haute ou presque. Dans les faits, qu’il s’agisse de Siri, de Google Assistant encore d’Alexa, les services demeurent en effet limités, les utilisateurs devant généralement se contenter de demander la météo ou l’exécution d’une playlist musicale. Toutefois, ces assistants pourraient s’avérer très utiles dans l’espace.

Dans leur vaisseau, les astronautes sont « à la fois noyés de données et constamment en manque d’informations« , explique en effet Rob Chambers, le directeur de la stratégie commerciale du spatial civil chez Lockheed Martin.

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Vision d’artiste du vaisseau Orion d’Artemis I. Crédits : NASA

Pour tester la véritable utilité de ces assistants intelligents vocaux, la NASA s’est associée à Amazon, qui propose la célèbre Alexa, et avec Cisco, qui propose une plateforme de téléconférence nommée Webex. Ces deux outils s’inscrivent dans un nouveau programme baptisé Callisto qui pourrait rendre le travail des astronautes plus simple, plus sûr et plus efficace en cas de succès.

Callisto pourrait par exemple permettre aux astronautes d’utiliser des commandes vocales pour accéder aux données, pour ajuster les commandes de leur capsule, lancer des tests de diagnostic ou encore pour interagir avec les équipes au sol. Selon Aaron Rubenson, vice-président d’Amazon Alexa, Callisto sera programmé pour répondre à des milliers de phases ou énoncés. S’il ne peut gérer lui-même ces requêtes, les demandes seront alors transmises aux équipes au sol.

Un test autour de la Lune

Rappelons qu’Artemis 1 est une mission sans équipage. Il n’y aura donc personne à bord pour parler à Callisto. Pour ce vol, des « membres d’équipage virtuels » situés au contrôle de mission feront des demandes, tandis que plusieurs caméras à l’intérieur de la capsule se chargeront de filmer ces interactions. Pour l’heure, il n’est néanmoins pas prévu d’utiliser Callisto sur de futures missions Artemis. Il s’agit avant tout de tester la technologie et surtout d’évaluer sa véritable utilité potentielle.

Comme le souligne Spacenews, l’utilisation d’Alexa dans l’espace permettrait, à certains égards, de « boucler la boucle de la technologie« . Aaron Rubenson souligne en effet que le développement d’Alexa par Amazon a été inspiré par les ordinateurs de la série télévisée « Star Trek » qui répondaient aux commandes vocales de l’équipage du vaisseau spatial.