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Alcool : pourquoi nos comportements diffèrent selon la boisson ?

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Détendu après un verre de vin, plutôt agressif après un verre de vodka… Selon l’alcool ingurgité, nos comportements et réactions émotionnelles diffèrent. Si les codes sociaux orientent ces choix, existe-t-il une explication scientifique à ces différences ?

Chaque alcool réserve son lot de réactions émotionnelles différentes. C’est ce que révèle une étude parue dans le British Medical Journal’s BMJ Open et relayée par le site Popular Science. Pour celle-ci, ce sont 30 000 personnes âgées entre 18 et 34 ans qui ont été interrogées. Ces personnes ont d’ailleurs déclaré se sentir plus détendues après un verre de vin, plus « sexy » après avoir bu une liqueur forte.

« Nous pensons qu’il est également important de souligner les aspects négatifs de l’alcool. […] Les gens doivent avoir en tête toutes les manières dont l’alcool affecte leurs humeurs et leurs émotions », explique Alisha Davies, co-auteure de l’étude. Pour ceux qui se déclarent plus détendus après un verre de vin, c’est bel et bien ce qui se produit dans le corps. En effet, la forte concentration en mélatonine du vin, une hormone favorisant un cycle de sommeil régulier, provoque cet effet apaisant.

Pour les alcools forts, les déclarations étaient les suivantes : 58 % des interrogés disent se sentir plus dynamiques après un verre de spiritueux, 59 % se disent plus sûrs d’eux et 42 % plus séduisants. Toutefois, ces sentiments sont contre-balancés par des inconvénients. Une forte part des participants à l’étude rapportent effectivement des émotions négatives telles que la fatigue, la nervosité et même une propension aux sanglots pour 22 % d’entre eux.

Crédits : mstevencox/Pixabay

La communauté scientifique est divisée pour expliquer ces différences notables. Certains d’entre eux mettent en avant les substances contenues dans ces types d’alcools, comme le montre le cas du vin avec la mélatonine. D’autres avancent la manière de consommer ces alcools, notamment le fait de les mélanger avec d’autres substances, comme l’exemple classique de la vodka mélangée à une boisson énergisante. Ces dernières contiennent un fort taux de caféine et de sucre, un cocktail détonnant et dangereux mélangé à l’alcool.

« Nos résultats suggèrent que les gros buveurs sont ceux qui comptent le plus sur l’alcool pour booster leur énergie et leur assurance. Mais ces mêmes gros buveurs sont également plus nombreux à se plaindre aussi d’émotions négatives. Il y a donc un risque de cercle vicieux où boire apparaît comme une solution à des problèmes émotionnels, ce qui ne fait que les aggraver » , conclut Alisha Davies.