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Airbus est pour l’installation de “boites noires éjectables” sur les avions de ligne

NTSB

Les boites noires de l’Airbus de la compagnie EgyptAir qui s’est crashé récemment n’ont pas encore été retrouvées. Cet accident interroge de nouveau les experts quant à l’installation de boites noires éjectables dans les avions civils.

Dans la nuit du 18 au 19 mai 2016, l’Airbus A320 de chez EgyptAir a échappé au contrôle au-dessus de la mer Méditerranée, alors qu’il effectuait un vol Paris – Le Caire. Au total, ce sont 66 personnes (dont 10 membres de l’équipage) qui ont été portées disparues.

Les recherches se poursuivent actuellement, notamment pour ce qui est des enregistreurs de vol (boites noires), afin de savoir ce qu’il s’est réellement passé. Selon Reuters, ces recherches s’effectuent dans des eaux où la profondeur peut atteindre 3000 mètres. Il reste donc moins de trois semaines aux équipes de recherche pour trouver ces enregistreurs, puisqu’ils sont conçus pour diffuser des signaux acoustiques durant un mois complet.

“Si nous avons un enregistreur éjectable, il sera beaucoup plus facile à trouver. Nous y travaillons et cela ne fait que renforcer notre approche globale” expliquait Charles Champion, vice-président d’Airbus pour l’ingénierie, et ce lors d’une conférence de presse.

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L’idée a du sens, puisque toute boite noire éjectée avant le crash d’un avion en mer pourrait alors flotter à la surface et être bien plus facilement découverte. Et pourtant, l’idée n’est pas neuve puisqu’elle avait été préconisée par les enquêteurs chargés de l’affaire de l’Airbus A330 d’Air France en 2009, et ressortie à l’occasion de la disparition du vol 370 de Malaysia Airlines en 2014.

L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) a récemment réclamé des solutions fiables pour la récupération de données de vol, et ce après 2021. Cependant, même après cette date, l’équipement des avions par ces boites éjectables sera laissé à l’appréciation des compagnies aériennes et des constructeurs aéronautiques, qui auront la liberté d’utiliser le dispositif de leur choix.

Sources : RTS InfoSputnikLes Échos