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Voici trois affaires ayant fortement contribué à la méfiance des français face aux vaccins

Crédits : huntlh / Pixabay

Diverses affaires ont cultivé la méfiance actuelle des Français face au vaccin AstraZeneca et aux autres vaccins contre le SARS-CoV-2. Si des démentis et autres études ont tenté d’apaiser les soupçons, le “mal” était déjà fait.

L’hépatite B

En 1994, le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy lance une campagne de vaccination contre l’hépatite B. La vaccination devient obligatoire dans tous les collèges et 20 millions de Français reçoivent leurs doses jusqu’en 1998. La campagne est suspendue cette année-là, laissant place à des enquêtes épidémiologiques. Or, ce coup d’arrêt est lié à l’apparition d’effets secondaires, dont une centaine de cas de sclérose en plaques.

Ces études ont donné des résultats souvent contradictoires et l’affaire arrive dans les tribunaux. En 2008, GSK et Sanofi Pasteur font alors l’objet d’une mise en examen pour tromperie. En 2016, la justice conclut à un non-lieu, mais plusieurs patients obtiendront tout de même des indemnités au nom de la présomption de causalité.

Le papillomavirus humain (HPV)

À partir de 2006, deux vaccins contre les papillomavirus humains (cancers du col de l’utérus) sont commercialisés par GSK et Sanofi Pasteur. Trois ans plus tard, des neurologues australiens évoquent une possible corrélation entre les vaccins et la sclérose en plaques. Certains patients vaccinés ont également des lupus, des maladies de Verneuil ou subissent des épisodes de démyélinisation. En France, des dizaines de familles portent plainte. La vaccination chute et ne concerne plus que 17 % des jeunes filles de 16 ans en 2015.

Plusieurs études sont ensuite venues disculper le vaccin, mais en 2015, d’énièmes travaux de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) évoquent une augmentation du risque de syndrome de Guillain-Barré post-vaccination. Néanmoins, la vaccination reste conseillée, car elle reste la meilleure arme contre le cancer.

HPV
Crédits : Scientific Animations / Wikipedia

La grippe H1N1

En 2009, l’OMS alerte le monde à propos d’un nouveau virus grippal ayant fait son apparition aux États-Unis et au Mexique. Roselyne Bachelot, ministre de la Santé de l’époque, commande pas moins de 94 millions de doses de vaccin à plusieurs laboratoires et achète environ 22 milliards de masques. Au final, la grippe H1N1 sera moins grave que prévu et la campagne de vaccination est un véritable échec. De nombreuses personnes accusent alors l’OMS de communiquer à propos de fausses pandémies sous la pression des laboratoires.

Par ailleurs, le vaccin en question favoriserait la narcolepsie, un trouble du sommeil chronique. L’INSERM avait même évoqué un risque multiplié par cinq chez les moins de 19 ans. Et pourtant, l’Institut Pasteur, Roselyne Bachelot ou encore le Pr Antoine Flahault, directeur des Écoles des hautes études en santé publique (EHESP) affirmaient qu’il était nécessaire de vacciner tout le monde.