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L’aérospatial britannique planche sur un avion long-courrier à hydrogène

Crédits : Aerospace Technology Institute

Au Royaume-Uni, l’Aerospace Technology Institute (ATI) vient de présenter son projet d’avion du futur. Il fonctionnera à l’hydrogène et n’émettra pas de dioxyde de carbone. Nouvel acteur se positionnant sur ce créneau, l’ATI devrait évidemment concurrencer le géant Airbus avec une échéance au milieu de la décennie 2030.

Assurer des lignes long-courrier

En 2020, Airbus avait annoncé trois concepts d’avions à hydrogène qui devraient voir le jour en 2035. Si les trois avions fonctionneront avec la même source d’énergie, leurs configurations aérodynamiques seront très différentes. Airbus travaille en effet sur un turboréacteur classique, un turbopropulseur (avion à hélice) et un aéronef à fuselage intégré (une aile volante). Par ailleurs, la compagnie aérienne EasyJet a d’ores et déjà manifesté son intérêt pour le projet.

Alors que Boeing ne s’est pas encore exprimé à propos d’un projet du même genre, l’Aerospace Technology Institute (ATI) au Royaume-Uni vient quant à lui d’en proposer un. Dans un communiqué du 6 décembre 2021, l’institut a présenté son propre concept d’aéronef à hydrogène sous le nom de FlyZero. En théorie, cet appareil sera capable d’assurer des lignes comme Londres-San Francisco ou encore Londres-Auckland (Nouvelle-Zélande) sans escale.

Un important concurrent pour Airbus

Au-delà du seul projet FlyZero, le Royaume-Uni désire financer d’autres projets capables de soutenir toute l’industrie du pays. Par ailleurs, si l’hydrogène pose encore quelques questions environnementales et économiques, les retombées dans le domaine aéronautique pourraient concerner le monde entier, et pas seulement le Royaume-Uni. De plus, ce type de projets devrait aider le pays à respecter ses engagements dans la lutte contre le réchauffement climatique.

« Ces conceptions pourraient définir l’avenir de l’aérospatiale et de l’aviation. En travaillant avec l’industrie, nous désirons montrer qu’un vol vraiment sans carbone pourrait être possible, avec l’hydrogène comme précurseur pour remplacer les combustibles fossiles conventionnels », peut-on lire dans le communiqué.

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Crédits : Pikist

D’une envergure de 54 mètres, le FlyZero pourra transporter 279 passagers sur de longues distances. Par ailleurs, le stockage de son carburant à -250°C se fera dans des réservoirs spécifiques se trouvant à l’arrière et sur les côtés de son fuselage. Le but est ici d’assurer un bon équilibre de l’appareil. Toutefois, les responsables du projet ne cachent pas que le succès du FlyZero devra absolument passer par des transformations profondes (et donc coûteuses) en ce qui concerne les infrastructures aéroportuaires.

Selon l’ATI, les premiers vols devraient avoir lieu dans le milieu de la décennie 2030, soit pratiquement au même moment que le projet d’Airbus. Par ailleurs, l’institut prévoit de dévoiler bientôt d’autres aéronefs semblables de taille plus réduite afin d’assurer des liaisons à l’échelle continentale ou régionale.