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Il a tenu son coeur dans les mains, un moment « plutôt émouvant »

Crédits : iStock

Au Baylor University Medical Center situé au Texas (États-Unis), on encourage les patients transplantés à tenir dans leurs mains leur ancien cœur. C’est une expérience vécue notamment par John Bell qui décrit ce moment particulier.

Si avoir le cœur sur la main est une expression à laquelle on peut rapporter beaucoup de personnes, peu de gens peuvent affirmer l’avoir fait au sens littéral. John Bell, un retraité de 74 ans a vécu cette expérience et la raconte au magazine Atlas Obscura.

« C’était plutôt émouvant, cette première rencontre. Je ne peux pas expliquer pourquoi. J’étais simplement submergé d’émotion quand j’ai pu l’observer et le porter ». John Bell fait partie des 70 transplantés du Baylor University Medical Center à avoir pu tenir leur vieux cœur entre les mains grâce à un programme lancé en 2014 baptisé « Heart to Heart ». « C’était un peu plus large que je ne l’imaginais. La première impression que j’en ai eue, c’est que ça ressemblait à un roast-beef dans un plat », ajoute l’homme.

Cet institut médical est l’un des rares à conserver les cœurs après transplantation. « Je pourrais vous dire qu’environ 99.5 % des hôpitaux jettent les cœurs après les avoir étudiés et avoir envoyé un rapport. Nous les gardons tous », précise le Dr William C. Roberts, directeur du service cardiologie de l’institut, à l’origine du programme.

Cette rencontre du patient avec son ancien organe vital permet d’éduquer différemment sur le corps humain, mais surtout sur l’hygiène de vie à adopter. « La plupart des patients sont en surpoids, et je leur montre la graisse présente sur le cœur. Certaines personnes ont tellement de graisse autour du cœur… », ajoute le Dr Roberts.

À ce jour, sur 6 millions de personnes souffrant de problèmes cardiaques, seuls 2 200 reçoivent chaque année un nouvel organe aux États-Unis. Le programme permet donc également aux patients de réaliser leur chance pour ne plus la gâcher. « Cela permet de montrer à ces gens qu’ils sont très spéciaux et chanceux », conclut le Dr Roberts.