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Pourquoi a-t-on une grosse fringale après une nuit blanche ?

Crédits : iStock

La faim qui tiraille notre estomac est une conséquence assez souvent observée d’une nuit blanche. Cela est dû à la sécrétion par le cerveau d’hormones régulant la faim, mais notre estomac joue également son rôle.

Le besoin de compenser une nuit sans sommeil avec de la nourriture est une question intéressant régulièrement les scientifiques. Revenons sur une étude suédoise menée en 2013 par Colin D. Chapman et son équipe du département de neurosciences de l’Université d’Uppsala ayant à l’époque fait l’objet d’une publication dans la revue Obesity. Ces recherches, relayées dans MinnPost, font état d’une expérience reproduisant une situation de fringale après une nuit sans sommeil.

Dans le cadre de l’étude, quatorze hommes d’une vingtaine d’années en parfaite santé et n’ayant aucun problème de sommeil ont été recrutés. À un mois d’intervalle, les volontaires ont été emmenés deux fois dans un laboratoire. À chaque fois, deux groupes ont été formés, dont un a été privé de sommeil durant la nuit. Le lendemain, une somme de cinquante dollars a été donnée à chacun des individus afin de faire des courses dans un supermarché.

Les résultats font état d’un panier 18 % plus lourd chez les individus du groupe des « insomniaques », comportant également 9 % de calories en plus en moyenne. Ainsi, cela prouve que dormir et manger, deux besoins vitaux chez l’être humain, sont liés. Ce lien est relatif aux hormones, dont deux en particulier gérant le comportement alimentaire : la ghréline et la leptine.

La leptine est secrétée par les adipocytes (cellule de stockage de la graisse) et a pour mission de signaler la satiété contrairement à la ghréline qui est synthétisée par l’estomac et qui exprime la faim. Le taux de ghréline généralement bas après le dîner a tendance à augmenter durant la nuit. Suivant le temps de sommeil, les taux relatifs à ces hormones peuvent donc fortement fluctuer.

La faim et l’appétit peuvent donc être plus ou moins aiguisés en fonction de la durée de la nuit de sommeil et il faut savoir qu’une nuit blanche perturbe beaucoup les signaux que notre corps transmet au cerveau. Ce dérèglement peut donc pousser les individus à involontairement manger davantage en quantité, ce qui peut conduire à terme à l’obésité. Bien dormir pour bien manger ? Sans aucun doute !

Sources : MinnPostScience & Vie