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À quoi servaient les deux trous situés sur le crâne du T-Rex ?

T-Rex. Crédits : Capture d'écran Youtube/Université de Reading

Une étude suggère que les deux trous retrouvés au sommet du crâne du T-Rex n’étaient pas remplis de muscles, comme on le supposait auparavant. Mais qu’ils contribuaient à réguler la température à l’intérieur de sa tête.

Les données récoltées depuis quelques années sur le T-Rex nous permettent de visualiser un animal différent de celui présenté dans les films Jurassic Park. L’adulte par exemple, était plus potelé, avec un centre de gravité plus bas. Le petit était également moins grand que supposé, et recouvert de plumes. Nous avons également appris que ces anciens théropodes ne pouvaient pas tirer la langue. Nous apprenons aujourd’hui que les deux trous placés au-dessus de sa tête (fosses temporales) n’étaient remplis de muscles, dans le but de faciliter les mouvements de la mâchoire. Ils servaient probablement à réguler la température de l’animal. Les détails de l’étude sont publiés dans The Anatomical Record.

L’exemple des alligators

Des « trous » similaires peuvent être trouvés dans les crânes d’une classe d’animaux appelée diapsides, qui comprend non seulement les crocodiliens, mais également les oiseaux, ou les lézards. Les chercheurs pensent que ces trous ont évolué il y a environ 300 millions d’années. Pour déterminer leur utilité, des chercheurs de l’Université du Missouri, de l’Ohio et de Floride ont analysé différents crânes de diapsides pour déterminer ceux qui présentaient la plus grande ressemblance avec celui T-Rex. Il ressort que les crânes de crocodiliens étaient ceux qui s’en rapprochaient le plus.

Partant de ce principe, les chercheurs se sont tournés vers les alligators : ceux du St Augustine Alligator Farm, en Floride. Grâce à des caméras à imagerie thermique, ils ont alors pu remarquer deux choses. Lorsqu’il faisait froid, et que les alligators essayaient de se réchauffer, les deux trous situés sur le toit de leur crâne viraient au rouge, indiquant une hausse de la température. Et inversement lorsqu’il faisait plus chaud dans la journée, les deux trous paraissaient plus sombres. Comme s’ils avaient été éteints pour rester au frais.

« Ceci est cohérent avec la preuve antérieure selon laquelle les alligators ont un système circulatoire à courants croisés – ou un thermostat interne, pour ainsi dire », expliquent les chercheurs.

Image thermique thermique d’un T-Rex et deux alligators et leurs fenêtres dorsotemporales brillantes sur le crâne. Crédits : Brian Engh

Sur la base de ces recherches, les chercheurs estiment désormais que ces caractéristiques ostéologiques sur le crâne des T-Rex n’étaient probablement pas des sites d’attachement musculaire, mais qu’elles servaient à réguler la température des ces prédateurs. En réchauffant ou en refroidissant le sang circulant dans des vaisseaux sanguins.

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