Découverte de 7 planètes brûlantes autour de la même étoile

planètes exoplanètes
Une illustration montrant deux des sept exoplanètes brûlantes découvertes par le télescope Kepler de la NASA. Crédits : NASA/Daniel Rutter

Des astronomes ont récemment analysé les données collectées par le télescope Kepler avant sa mise au rebut en 2018. Ils ont ainsi identifié un système inhabituel composé de sept planètes détruites par le rayonnement intense de leur étoile mère. 

Une découverte exceptionnelle

Kepler a été lancé en 2009 avec pour mission principale de détecter des exoplanètes. Pour ce faire, il observait des étoiles lointaines à la recherche de variations de luminosité qui pouvaient indiquer la présence de planètes de passage devant leur étoile depuis le point de vue du télescope. Cette mission aura abouti à la découverte de milliers de candidats exoplanètes et de centaines de systèmes planétaires.

Kepler est à la retraite depuis 2018 et a été remplacé depuis par le satellite TESS. Cependant, les données collectées par l’observatoire continuent d’être examinées.

Plus récemment, des astronomes se sont concentrés sur une étoile située à une distance vertigineuse de 4 672 années-lumière de la Terre. Autour, l’équipe aurait identifié pas moins de sept planètes. Ce système, baptisé Kepler-385, est l’un des rares connus à héberger plus de six planètes. Un exemple célèbre de système similaire est TRAPPIST-1 qui comporte sept mondes semblables à la Terre.

Kepler-385 planètes
Une illustration des sept planètes du système Kepler-385. Crédits : NASA/Daniel Rutter

Un système très inhospitalier

Au cœur de Kepler-385 se trouve une étoile légèrement plus grande et plus chaude que notre Soleil. La première planète, Kepler-385 b, est environ 12,8 fois plus massive que la Terre et 2,7 fois plus large. Elle orbite très près de son étoile, à environ 10 % de la distance entre la Terre et le Soleil, complétant une orbite en seulement dix jours terrestres.

La planète suivante, Kepler-385 c, est un peu plus grande que la Terre et possède une masse d’environ 13,2 fois celle de notre planète. Cet objet suit une orbite presque circulaire, couvrant à peine 13 % de la distance entre la Terre et le Soleil, avec une période orbitale d’un peu plus de quinze jours terrestres.

Ces deux premières planètes, Kepler-385 b et Kepler-385 c, sont considérées comme des planètes rocheuses avec des atmosphères minces. Les cinq planètes restantes dans le système sont plus éloignées de leur étoile et font environ deux fois la taille de la Terre. On pense qu’elles sont enveloppées d’atmosphères épaisses.

L’étoile centrale de Kepler-385, bien que légèrement plus grande et plus chaude que notre Soleil, émet une quantité exceptionnellement élevée de rayonnement, en particulier dans le domaine des rayons X et ultraviolets. Dans ce système, chacune de ces planètes reçoit d’ailleurs plus de rayonnement de son étoile que n’importe quelle planète du système solaire n’en reçoit du Soleil.

Les niveaux élevés de rayonnement rendent peu probable la présence de formes de vie similaires à celles sur Terre. Cependant, les astronomes s’intéressent toujours à ces environnements extrêmes pour mieux comprendre la diversité des conditions planétaires possibles.

Un article détaillant la découverte doit être publié dans The Journal of Planetary Science. Une version est néanmoins déjà disponible sur le site de préimpression arXiv.