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Les 7 merveilles du monde antique, symboles édifiants de nos ancêtres

Crédits : TheDigitalArtist/Pixabay

La civilisation de l’Antiquité a édifié des monuments prodigieux entrés dans la postérité. Mais sauriez-vous énumérer de tête le nom de chacune de ces constructions mythiques ? Zoom sur les 7 merveilles du monde antique, prestiges d’un passé depuis longtemps révolu.

1. La pyramide de Khéops (Memphis en Égypte)

L’édifice mortuaire de Khéops, deuxième pharaon d’Égypte de la IVe dynastie de l’Ancien Empire, a été bâti aux alentours de 2600 av. J.-C. à Memphis (aujourd’hui appelée Gizeh). Il fut pendant des millénaires la plus haute construction établie avec ses 147 mètres. Pyramide à base carrée de 230 m de côté, cette première merveille du monde antique pèse pas moins de 5 millions de tonnes, conséquence des 2,5 millions de blocs assemblés. Par ailleurs, à l’époque de l’Égypte ancienne, les parois externes étaient entièrement tapissées de plaques de calcaire.

Outre ces mensurations « pharaoniques », elle a su traverser les affres du temps, son sommet pointant depuis 4 600 ans vers les cieux. Ainsi, la pyramide de Khéops demeure à ce jour la plus vieille des 7 merveilles ancestrales.

pyramide de Kheops
Photographie de la pyramide de Khéops, à Gizeh en Égypte. Crédits : florin1961/iStock

2. Les jardins suspendus de Babylone

Sur les terres sud-irakiennes actuelles se dressaient autrefois la cité de Babylone et ses somptueux jardins suspendus, construits au VIe siècle av. J.-C.. Les plantations, élaborées sous les ordres de Nabuchodonosor II, ornaient les nombreuses terrasses des édifices citadins. Toutefois, le climat aride qui régnait sur la ville ne permettait pas une irrigation suffisante de la foisonnante masse photosynthétique fraîchement installée. C’est pourquoi les ingénieurs babyloniens, en avance sur les sciences, ont conçu un ingénieux système d’acheminement de l’eau, pérennisant ainsi cette sublime végétation luxuriante. Bien que les traces de ces jardins n’aient jamais été retrouvées, on dénombre plusieurs écrits du XIe siècle de notre ère qui relatent la beauté suprême de cette deuxième merveille du monde antique.

Les jardins suspendus de Babylone
Vue d’artiste des jardins suspendus de Babylone. Crédits : Auteur inconnu/Wikimedia

3. La statue chryséléphantine de Zeus (Olympie)

Cette statue de Zeus fut construite par le sculpteur athénien Phidias en l’an 436 av. J.-C. à Olympie, en l’honneur du roi des dieux grecs. L’œuvre, ô combien magistrale, était constituée d’une ossature en bois plaquée entièrement d’or et d’ivoire. Sa renommée était telle que toute la civilisation grecque adulait cette icône religieuse. Déplacée au cours du Ve siècle av. J.-C. à Constantinople, cette troisième merveille du monde antique a péri lors d’un incendie, en -475. À ce jour, il n’en reste aucune trace, à l’exception d’une représentation apposée sur des pièces de monnaie romaines du Ier et IIe siècle.

statue Zeus
Vue d’artiste de la statue or et ivoire du roi des dieux grecs, Zeus. Crédits :
Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy/Wikimedia

4. Le temple d’Artémis (Éphèse)

Dans la mythologie grecque, Artémis était la déesse de la chasse, des accouchements et de la nature sauvage. Un temple lui fut dédié à Éphèse, vers -560 dans l’actuelle Turquie, sous le mécénat du roi Crésus de Lydie. Cette structure d’une ampleur colossale (138 m de longueur pour 71 m de largeur) a été incendiée par un dénommé Érostrat en 356 av. J.-C.. Ce dernier n’avait d’autre désir que de devenir célèbre, de quelque manière que ce fut. Cette quatrième merveille du monde antique fut ensuite remise en état pour finalement être anéantie au cours du Ve siècle de notre ère.

temple artémis éphèse
Vue d’artiste du XIVe siècle du temple d’Artémis à Éphèse. Crédits : Maarten van Heemskerck/Wikimedia