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7 ans d’espérance de vie en plus pour les sportifs de haut niveau

Crédits : Alessandro Squassoni / Pixabay

Selon une nouvelle étude française, les sportifs de haut niveau vivraient plus longtemps que les individus lambdas. L’étude a porté sur près de 3000 athlètes ayant participé aux Jeux Olympiques durant un siècle.

L’étude en question a été menée par Juliana Antero-Jacquemin de l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP). L’étude a porté sur une vaste analyse de 2814 athlètes français ayant participé aux Jeux Olympiques sur une période d’un siècle, entre 1912 et 2012.

« Ces athlètes ont en moyenne une espérance de vie de sept ans supérieure à celle de la population générale », indique Juliana Antero-Jacquemin, dans une présentation faite le 26 avril 2016 à Paris lors d’un colloque traitant de sport, organisé par l’Assistance Publique — Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Sur les sept années « gagnées » par les sportifs de haut niveau, deux le sont par la limitation accrue du risque de développer des maladies cardiovasculaires de type AVC et infarctus. Deux autres années sont gagnées grâce à la diminution du risque de cancers et les deux dernières sont gagnées par la « diminution du risque lié à d’autres causes ». Ces autres causes peuvent relever de l’accident, par exemple. Prochainement, les résultats de l’étude de l’INSEP feront l’objet d’une publication dans le British Medical Journal.

Cette étude s’ajoute à d’autres travaux réalisés sur le même sujet, venant soutenir l’hypothèse visant à dire que le sport de haut niveau est quelque chose de positif pour l’espérance de vie. Juliana Antero-Jacquemin avait elle-même publié, en mars 2015, une autre étude démontrant que le taux de mortalité chez les sportifs français ayant participé aux JO entre 1948 et 2010 était 50 % moins important que celui de la population générale. Cette étude avait été signée entre autres par Jean-François Toussaint, médecin français et professeur émérite de physiologie exerçant à l’université Paris Descartes.

Sources : La Libre — 20 Minutes — Pourquoi Docteur