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5G : un millier d’avions perturbés aux États-Unis

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Crédits : den-belitsky / iStock

Après que l’armée des États-Unis ait alerté il y a deux ans sur le déploiement de la 5G, les compagnies aériennes ont commencé à résoudre des soucis relatifs aux interférences dans l’espace aérien. La situation a évolué, mais le problème n’est pas encore totalement résolu.

Une échéance fixée par la FAA

La 5G poursuit son développement dans diverses zones du globe, notamment aux États-Unis. En 2021, l’armée ainsi que de nombreuses autorités et organisations avaient évoqué les fréquences que le pays a choisi pour le fonctionnement de ces nouveaux réseaux. Suite à cela, l’Administration fédérale de l’aviation civile (FAA) a décidé de laisser un certain temps aux compagnies aériennes pour en finir avec les interférences entre la 5G et les avions. Ainsi, les appareils devront – d’ici le 1er février 2024 – passer par une étape de révision dans le but de les rendre insensibles aux fréquences que le pays utilise. Or, il est question d’une mise à niveau concernant tout de même un avion sur huit aux États-Unis.

Dans un document (PDF en anglais / 28 pages) publié le 9 janvier 2023, la FAA indique que d’ores et déjà 7 000 avions présents dans le registre ont déjà reçu l’installation d’équipements permettant de « filtrer » la 5G. Néanmoins, il reste encore un millier d’appareils à équiper.

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Crédits : Rathke / iStock

De simples filtres pour la plupart des avions

La FAA évoque un problème de taille : le radioaltimètre, dispositif servant aux avions à évaluer leur altitude en vol. Or, ce même dispositif a recours à des ondes radio. La phase d’atterrissage est la phase de vol la plus concernée, car le radioaltimètre permet d’évaluer la bonne trajectoire par rapport à la piste. Indispensable donc, surtout  par mauvais temps et/ou durant la nuit. La FAA estime à 180 le nombre d’avions en attente de remplacement de leur équipement. Concernant les 820 appareils restants, des filtres anti-5G devraient se montrer suffisants pour éviter une perturbation des instruments de bord. Par ailleurs, ces modifications devraient coûter aux compagnies pas moins de 26 millions de dollars.

Rappelons que la fréquence de la 5G aux États-Unis est très proche de celle des avions. Cette technologie a recours à une bande que l’on nomme « C », allant de 3,7 à 3,98 gigahertz (GHz). Or, la bande secteur servant aux avions – principalement pour la communication – va de 4,2 à 4,4 GHz. Autrement dit, seuls 200 MHz séparent les deux fréquences.

Enfin, évoquons le fait qu’en France, ce problème n’existe pas ou très peu. En effet, l’écart entre les deux fréquences est de 400 MHz, donc plus important. De plus, davantage de précautions existent, comme l’orientation des antennes 5G vers le bas autour des aéroports. Ainsi, le traffic aérien subit beaucoup moins de perturbations relatives au déploiement de cette technologie.

Yohan Demeure

Rédigé par Yohan Demeure

Licencié en géographie, j’aime intégrer dans mes recherches une dimension humaine. Passionné par l’Asie, les voyages, le cinéma et la musique, j’espère attirer votre attention sur des sujets intéressants.