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27 kg d’or retrouvés dans une épave au fond de l’océan Atlantique

Crédits iStock

Le mois dernier, une société d’exploration américaine a mis la main sur une partie du trésor d’une épave qui repose au fond de l’océan Atlantique depuis 157 ans. Ces chasseurs de trésor prospectent au large de la côte est étasunienne pour retirer des eaux le contenu de ce navire du XIXe siècle surnommé « Le navire d’or ».

« La valeur définitive de la découverte ne pourra être déterminée que lorsque la quantité, qualité et forme de la totalité de l’or sera connue », a averti Odyssey Marine Exploration dans un communique.

Odyssey Marine Exlploration est une entreprise de Tampa en Floride qui a mis à jour 27 kilos d’or pur à 180 miles des côtes de la Caroline du Sud. Les chasseurs de trésor ont utilisé Zeus, un véhicule sous-marin télécommandé parfaitement opérationnel pour les explorations sous-marines. La trouvaille concerne cinq lingots d’or ainsi que deux pièces d’or, frappées à Philadelphie et San Francisco. Un pactole qui vaudrait aujourd’hui la modique somme de 1,3 million de dollars soit un peu moins d’un million d’euros, selon The Colombus Dispatch. 100 millions de dollars reposeraient encore au fond de l’océan. L’année dernière, une pièce d’or de 10 dollars datant de 1852 s’est vendue pour près de 12.000 dollars (environ 8.500 euros) ce qui laisse présager le potentiel du reste de la cargaison du bateau.

Le navire en question est le SS Central America. Il a été utilisé entre 1853 et 1857 pour transporter, lors de la ruée vers l’or, ce métal précieux prospecté à l’époque en Californie, assurant la seconde partie du voyage, un trajet régulier entre le port de Colon au Panama et New York. Le 12 septembre 1857, « Le navire d’or » lesté de 13 à 15 tonnes de ce métal, fût pris dans un ouragan de catégorie 2 avec des vents de plus de 165 km/h avant de couler. Le naufrage aurait contribué à la panique de 1857, l’un des premiers krachs boursiers aux États-Unis.


La société Odyssey Marine Exlploration poursuit en réalité le travail d’un autre chasseur de trésor, Tommy Thompson, à l’aide de Nemo, son robot sous-marin. Cet ingénieur de l’Ohio en pleine bataille juridique avec ses investisseurs de l’époque pour ne pas avoir redistribué les bénéfices de ses trouvailles avait localisé le SS Central America puis entrepris des recherches entre 1988 et 1991, date à laquelle se sont arrêtées les explorations.

Sources : Maxisciences – SScentralamerica.com