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2020 est l’année la plus chaude jamais enregistrée à égalité avec 2016

Crédits : ybernardi/Pixabay

L’année 2020 a rejoint 2016 sur la plus haute marche du podium des années les plus chaudes enregistrées depuis le début des relevés, selon le service européen Copernicus sur le changement climatique. Elle clôture ainsi une décennie de températures records.

C’est le type de record auquel on commence malheureusement à s’habituer. Après des mois de juin, juillet et septembre les plus chauds enregistrés depuis l’ère préindustrielle (août et novembre à la troisième place), l’année 2020 semblait bien partie pour détrôner 2016, considérée jusqu’à présent comme l’année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés à la fin des années 1800. Finalement, le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S) vient d’annoncer que les deux années terminent à égalité.

L’Arctique, région la plus touchée

Le C3S a notamment indiqué qu’au cours de la dernière année écoulée, l’Arctique a essuyé la plus importance hausse des températures. Ces dernières ont en effet dépassé de 6°C la moyenne de référence. Pour rappel, la banquise du Grand Nord a établi cette année son second minimum annuel le plus bas jamais observé.

Marquée par une vague de chaleur exceptionnelle cet été, l’Europe est également concernée. En 2020, les températures ont été en moyenne 0,4 °C plus chaudes que celles essuyées en 2019, et 1,6°C plus chaudes comparées à la période de référence 1981-2010. Le service calcule également 2,2°C supplémentaires en Europe par rapport à la période préindustrielle (+1,25°C au niveau mondial).

En France aussi 2020 a battu des records. Fin décembre, Météo France avait annoncé qu’il n’a jamais fait aussi chaud dans l’hexagone que l’année dernière depuis le début des mesures en 1900. L’année dernière, les précipitations ont également subi un déficit sur les mois de janvier, avril et juillet avec moins de 20 mm en moyenne. Il s’agit ici d’un record sur la période 1959-2020.

N’oublions pas non plus les incendies de forêt dévastateurs, notamment en Sibérie et en Californie, et une saison des ouragans particulièrement active qui témoignent, là encore, de l’urgence à agir contre le réchauffement climatique.

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Crédits : Max Pixel

Enfin, il est également à noter que 2020 égale le record de 2016 malgré un refroidissement de La Niña (qui tend à faire baisser la température des eaux de l’est de l’océan Pacifique, autour de l’équateur) alors que l’année 2016 avait quant à elle été marquée par un fort épisode El Niño, phénomène océanique naturel qui entraîne une hausse des températures. D’après la NASA et l’Organisation météo mondiale (OMM), El Niño aurait contribué entre 0,1 et 0,2°C à la température mondiale de 2016.

Autrement dit, en l’absence des impacts d’El Niño et La Niña, 2020 aurait été l’année la plus chaude jamais enregistrée.