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Le taux de stress bientôt détectable dans l’urine et la salive !

Crédits : Université de Cincinnati

Des chercheurs américains ont mis au point un moyen très simple de détecter les biomarqueurs du stress. Ceci serait possible grâce à une simple bandelette exposée aux UV contenant de l’urine, de la salive ou encore du sang !

Détecter les personnes à risque

Le stress représente l’ensemble des réponses d’un organisme soumis à des pressions ou contraintes causées par son environnement. Alors que les symptômes visibles ne sont pas toujours évidents, les conséquences sur la santé ne sont pas négligeables sur le long terme. Ainsi, une détection précoce permettrait une prise en charge plus rapide.

Dans leur publication parue dans la revue ACS Sensors le 22 mars 2019, les chercheurs de l’Université de Cincinnati (États-Unis) détaillent leur dernière invention. Il s’agit d’un test très simple, destiné à mesurer le taux de stress grâce à un échantillon d’urine, de sang ou de salive.

Ce test de mesure du stress peut évaluer la présence de plusieurs biomarqueurs à la fois !
Crédits : Université de Cincinnati

Un dispositif bientôt commercialisé ?

Le test prend la forme d’une bandelette capable de réagir à une exposition aux ultraviolets. Celle-ci révèle des biomarqueurs ou hormones relatives au stress : sérotonine, noradrénaline, dopamine ou encore neuropeptide Y. La quantité d’hormones dans l’échantillon est précisée par la longueur d’onde renvoyée, spécifique à chaque type d’hormone. Financé par l’armée de l’air américaine, le développement de ce nouveau test pourrait déboucher sur une commercialisation dans un futur proche. À l’origine, il s’agit de mesurer le niveau de stress des pilotes, mais il s’avère que le test pourrait servir à l’ensemble de la population.

« Les pilotes sont soumis à un stress énorme pendant les missions. Le contrôleur au sol aimerait savoir à quel moment le pilote atteindra ses limites afin de bien contrôler la mission et éventuellement le mettre au repos avant qu’un accident ne se produise », a déclaré Andrew Steckl, principal auteur de l’étude.

Les chercheurs estiment que ces biomarqueurs du stress se trouvent dans n’importe quel fluide corporel. En revanche, ils insistent sur le fait que leur invention permet de mesurer plusieurs biomarqueurs à la fois – une grande première. De plus, le test est très facile à interpréter, mais le but n’est pas de remplacer un test pratiqué en laboratoire. En effet, il est question d’inciter les utilisateurs à consulter en cas de réponse positive.

Sources : ZME ScienceTechnology Networks

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