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La NASA veut développer une fusée à propulsion nucléaire thermique

Crédits :Alexyz3d / iStock

Le gouvernement américain vient d’allouer un budget de 125 millions de dollars à la NASA. Objectif : concevoir une fusée à “propulsion nucléaire thermique”. De quoi raccourcir les temps de trajets dans l’espace.

Pour quitter la Terre, une fusée s’appuie sur la troisième loi de Newton. L’énoncé original est le suivant : « Une action est toujours égale à la réaction, c’est-à-dire que les actions de deux corps l’un sur l’autre sont toujours égales et de sens contraires ». Un exemple concret : si vous poussez fort un mur immobile et que vous êtes sur des patins à glace, vous serez projeté en arrière à la même force utilisée vers l’avant. Dans le domaine spatial, pour créer la “poussée” nécessaire, l’Homme s’appuie depuis toujours sur des fusées conventionnelles, à propulsion chimique (qui brûlent du carburant). La technologie nous a permis d’explorer une grande partie de notre système, mais elle a néanmoins quelques limites.

Aller plus loin, plus vite

Il faut en effet, avec la technologie actuelle, environ 6 à 9 mois pour envoyer des Hommes sur Mars. Encore faut-il y arriver. Et quand bien même l’opération serait un succès, la planète rouge marquerait une sorte de limite au-delà de laquelle nous pourrions aller. Pour aller plus loin, il faut aller plus vite. Et pour ce faire, nous devons en effet penser un autre moyen de propulsion. En ce sens, la solution pourrait nous venir de l’énergie nucléaire. On parle plus précisément de “propulsion nucléaire thermique”.

L’idée, largement simplifiée, consiste ici à chauffer de l’hydrogène liquide à très haute température par le biais d’un réacteur nucléaire. La matière est ensuite éjectée par l’arrière de la fusée (via une tuyère) dans le but de créer une poussée suffisamment puissante pour s’extraire de la gravité terrestre d’une part, mais aussi pour accélérer les temps de voyage dans l’espace. Différentes configurations ont déjà été proposées depuis le début de l’ère spatiale, mais aucune fusée utilisant ce type de propulsion n’a encore réussi à voler.

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L’Homme s’appuie depuis le début sur des fusées à propulsion chimique. Mais jusqu’à quand ? Crédits : SpaceX / Flickr

Une enveloppe de 125 millions de dollars

La technologie en elle-même est incroyablement compliquée, mais le gouvernement américain y croit. En ce sens, ce dernier vient d’allouer une enveloppe de 125 millions de dollars (environ 112 millions d’euros) à la NASA. Une somme qui sera principalement dédiée aux recherches. Reste à savoir les ingénieurs de l’agence américaine arriveront à trouver la solution miracle, qui permettrait de viser plus loin dans notre Univers.

Pour l’heure, la NASA se concentre sur sa fusée SLS (Space Launch System), qui propulsera ses astronautes sur la Lune en 2024. L’agence vient d’ailleurs de franchir une étape importante en fabriquant le premier grand noyau complexe qui permettra de propulser la fusée SLS. C’est également cet engin qui devrait, normalement, emmener les premiers astronautes américains sur Mars en 2033. À moins que ce ne soit une fusée Space X ?

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