in

Pourriez-vous répondre à ces questions d’entrée à l’Université d’Oxford ?

"The Great Hall" , à l'Université d'Oxford, qui a inspiré la Grande Salle dans les films Harry Potter. Crédits : Pixabay

L’Université d’Oxford, à 90 km au nord-ouest de Londres, est considérée comme l’une des plus prestigieuses du monde. Pour y entrer, un entretien est bien sûr nécessaire, et des questions sont posées. Mais de quoi parle-t-on, exactement ?

L’Université d’Oxford a récemment publié une série d’échantillons de questions posées par des professeurs pendant les entretiens d’admissions avec les potentiels futurs élèves. Ces questions ont été publiées peu de temps après la date limite à laquelle les étudiants pouvaient postuler pour étudier à l’Université d’Oxford l’année prochaine. L’idée consistait à “démystifier”, en quelque sorte, l’entretien nécessaire pour être admis·e dans cet établissement.

« Nous savons qu’il y a encore des malentendus au sujet de l’entretien avec Oxford. Nous avons donc mis autant d’informations que possible à la disposition des étudiants pour leur permettre de voir la réalité du processus, explique Samina Khan, directrice du programme Admissions and Outreach de l’Université. Peu importe le type de formation ou les opportunités que vous avez eues, l’entretien devrait être l’occasion de présenter votre intérêt et vos capacités pour la matière de votre choix, car il ne s’agit pas seulement de réciter ce que vous savez déjà ».

Les questions posées portent sur à peu près tous les sujets. Le but, peut-on lire, n’est pas d’amener les postulants à étaler tout leur savoir, mais plutôt d’entamer une conversation, un dialogue. Les intervieweurs ne sont en effet pas intéressés par le “par cœur”, mais par la manière dont les candidats pensent, réfléchissent. Voici quelques-unes des questions récemment posées :

Combien de molécules différentes peuvent être fabriquées à partir de six atomes de carbone et de douze atomes d’hydrogène ?

C’est Martin Galpin qui a posé cette question à des postulants en chimie l’année dernière. La question ne renvoie pas de réponse simple et immédiate. La plupart des candidats commenceraient par dessiner des molécules pour en construire d’autres qui répondent à ces exigences. L’interviewer peut ensuite demander à l’élève d’expliquer le nombre de liaisons qu’il attendrait de chaque carbone et de chaque hydrogène.

« Le but est de tester la familiarité des candidats avec différents types de molécules, leur capacité à visualiser des molécules en trois dimensions puis à les dessiner, et leur capacité à décider si deux molécules dessinées différemment sont réellement équivalentes », peut-on lire sur le site de l’Université.

Au bout d’un moment, le professeur peut mener le postulant sur des terrains inconnus. Il ne cherche pas ici à bloquer son interlocuteur, mais à évaluer la vitesse à laquelle il peut se familiariser avec de nouveaux concepts.

Oxford
Crédits : Pixabay

Mettez ces pays en ordre par leur mortalité brute (décès par millier de population) : Bangladesh, Japon, Afrique du Sud, Royaume-Uni.

La question a été posée par Andrew King il y a deux ans. Le piège ici, c’est la notion de “mortalité brute”. Elle englobe tout (mort par vieillesse également). Les candidats supposeront au premier abord qu’un pays comme le Bangladesh a le taux de mortalité brut le plus élevé. En raison des taux de mortalité infantile, par exemple, ou encore du manque d’accès à l’eau potable. Alors que ce sont en réalité les populations vieillissantes qui présentent le taux de mortalité brut le plus élevé.

Ainsi, la réponse correcte à cette question est : Japon, Royaume-Uni, Afrique du Sud et Bangladesh.

Dis-moi à quoi ressemble cette pierre.

Le problème est posé par Roger Benson, professeur de paléobiologie. Ce qui l’intéresse ici, c’est de savoir si les candidats peuvent faire des observations précises (quels cristaux, quelles tailles, formes, couleurs). Et s’ils sont capables d’interpréter le sens de ces observations en utilisant leur connaissance des processus physiques et chimiques.

« Comme pour beaucoup de nos questions, nous ne voulons pas que les candidats nous disent immédiatement la “bonne” réponse, explique Roger Benson. Nous voulons voir qu’ils sont motivés et désireux de s’engager dans le sujet. Nous ne voulons pas intimider ni submerger les candidats avec des questions difficiles qu’ils n’ont jamais rencontrées. Mais nous voulons voir qu’ils peuvent maîtriser de nouvelles informations et les utiliser dans leur raisonnement ».

Alors, vous êtes prêt·e·s pour Oxford ?

Source

Articles liés :

Ce futur grand télescope pourrait bien répondre à toutes nos questions

Répondez à ces 36 questions et vous tomberez amoureux

Voici les 10 questions les plus posées à Google dans le monde

Pourriez-vous répondre à ces questions d’entrée à l’Université d’Oxford ?
noté 3.7 - 9 vote[s]