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Inde : pourquoi cet homme a-t-il subi une ablation du gland ?

Crédits : iStock

Un homme a été amputé du gland de son pénis après avoir eu une longue érection de 48 heures. Selon les médecins qui l’ont pris en charge, le gland commençait à se gangrener, si bien que l’ablation représentait la seule option. Âmes sensibles s’abstenir !

Un cas rarissime

L’homme a été admis à au département d’urologie de l’hôpital de l’Université médicale King George de Lucknow (nord de l’Inde). Selon une publication dans le British Medical Journal Case Reports ce 3 avril 2019, il s’agissait d’un cas de priapisme, nom inspiré de Priape, dieu grec de la fertilité ithyphallique. Il est question d’une urgence médicale qui se produit lorsque le pénis ne retrouve pas sa forme normale au repos plusieurs heures après l’érection. Il s’agit par ailleurs d’un fait rare : 6,5 cas pour 100 000 habitants chaque année.

Or, l’Indien de 52 ans pris en charge avait eu une érection ininterrompue durant deux jours ! Dans un premier temps, les médecins ont pratiqué un shunt caverno-spongieux. Il s’agit d’une manipulation visant évacuer le sang du pénis et permettre son dégonflement. Par la suite, un cathéter urinaire  a été posé dans l’urètre, ainsi qu’un pansement de compression autour du pénis.

pénis
Crédits : iStock

L’ablation, seule option

Alors que les médecins pensaient que l’intervention allait permettre un retour à la normale, les choses n’ont fait qu’empirer dès le lendemain. En effet, le gland du patient avait pris une couleur noirâtre, touché par la gangrène. Le patient a donc été transporté vers un second hôpital, dans lequel les médecins ont retiré le cathéter de l’urètre.

Malheureusement, la situation ne s’était pas arrangée et les docteurs ont estimé que le seul moyen était de pratiquer une ablation du gland. Cette dernière opération s’est déroulée sans complication supplémentaire. Les médecins du second hôpital ont expliqué que la gangrène a pu être causée par la pose du cathéter et du pansement. Bien que ce genre de complication soit rare, cette manipulation devrait être évitée dans un cas de priapisme.

D’une manière générale, le priapisme, qui n’est autre qu’une persistance involontaire de l’érection, touche une population à risques. Il s’agit des personnes recevant un traitement local de la dysfonction érectile (injection intracaverneuse d’alprostadil) ou souffrant de drépanocytose (maladie génétique).

Sources : Mirror UKMedisite

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