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La Chine envisage de poser sa propre sonde sur Mars l’année prochaine

La panète Mars . Crédits : iStock

Après son alunissage réussi sur la face cachée de la Lune, l’Agence spatiale chinoise ambitionne désormais d’envoyer une sonde se poser sur Mars l’année prochaine.

La Chine accélère le rythme

La NASA, l’ESA, ou encore – dans une moindre mesure – la Russie, évoluent autour et sur Mars depuis quelques années déjà. La Chine, de son côté, a mis plus de temps à s’intéresser à l’espace, mais la nation compte bien rattraper son retard. Forte de son récent alunissage réussi sur la Lune, l’Agence spatiale chinoise compte maintenant investir dans la planète rouge. L’annonce vient d’être faite pendant la réunion de la Conférence consultative politique du peuple chinois.

« Au cours des 60 dernières années, nous avons accompli beaucoup de réalisations, mais nous avons encore du retard comparé aux autres grandes puissances spatiales mondiales. Nous devons accélérer le rythme, a déclaré Wu Weiren, chef du programme d’exploration lunaire de la Chine. L’année prochaine, nous lancerons une sonde sur Mars, qui gravitera autour de la planète, avant de se poser dessus ».

Selon l’agence de presse Xinhua, la Chine planifierait également plusieurs autres missions dans l’espace lointain avant 2030, dont une visant à explorer les lunes de Jupiter. Pour l’heure, aucune information supplémentaire n’a été transmise. On ne sait pas quand exactement, ni dans quel but ces opérations seront lancées.

Du monde sur Mars

Si cette annonce se concrétise, nous pourrions bientôt retrouver un cinquième robot en activité sur la planète rouge. Le rover Curiosity et la sonde Insight, de la NASA, actuellement à la surface, devraient en effet être rejoints en 2020 par cet éventuel robot chinois, puis en 2021 par les rovers Mars 2020, de la NASA, et Rosalind Franklin, de l’ESA. Rappelons que la NASA vient d’abandonner son deuxième rover, Opportunity, coincé cet été dans une gigantesque tempête. De son côté, la Chine devrait également bientôt déployer sa propre station spatiale – “Tiangong” (Palais céleste) – qui devrait normalement succéder à la Station spatiale internationale (ISS) en 2022.

Curiosity
Autoportrait de Curiosity réalisé lors du Sol 2291 en direct du cratère Gale. Crédits : Nasa, JPL-Caltech, MSSS

On note par ailleurs que l’agence chinoise vient d’ouvrir au public sa première base de simulation de l’environnement martien dans la ville de Mangya, dans la province du Qinghai (au nord-ouest de la Chine). L’idée : encourager les jeunes à participer à l’exploration spatiale. Selon Gao Junling, le fondateur du projet, la région du bassin de Qaidam, dans le Qinghai, est ce qu’il y a de plus “martien” sur Terre. Un paysage ocre, escarpé, avec de grands écarts de températures entre le jour et la nuit. Les visiteurs pourront s’immerger dans l’environnement et tenter de résoudre les problèmes auxquels ils pourraient être confrontés sur Mars. Comme planter des pommes de terre par exemple, ou produire de l’énergie solaire.

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