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Gilets jaunes : c’est quoi le “marquage codé” évoqué par le gouvernement ?

Crédits : iStock

Ce lundi, le premier ministre français Édouard Philippe a évoqué le fait que les forces de police et de gendarmerie auraient bientôt recours aux « marquages codés ». Du moins lors des prochaines manifestations des gilets jaunes. Mais de quoi s’agit-il, exactement ?

L’annonce du Premier ministre est intervenue deux jours après les débordements qui ont eu lieu en marge des manifestations des « gilets jaunes », samedi dernier. À Paris, mais également dans plusieurs autres grandes villes. Ces rassemblements sont en effet malheureusement l’occasion pour de nombreux casseurs de venir piller les rues et magasins. Voire même de tenter d’en découdre avec les forces de police. De nombreuses caméras de surveillance sont mises à disposition dans le but d’interpeller les individus qui posent problème. Mais sont-elles assez efficaces ? Pas toujours. Dans le but de maximiser les chances d’interpellations, le gouvernement propose désormais de « marquer » les manifestants.

Deux types de marquage

De quoi s’agit-il ? Invité sur le plateau de France Inter ce mardi, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a tenu à préciser quelques points. Il sera notamment question deux plusieurs types de marquages. « Le premier, a-t-il déclaré, est un marqueur coloré qui fait que si vous êtes marqué au moment d’une infraction, par exemple, et qu’on vous retrouve deux heures plus tard dans le métro, il sera plus facile de faire un lien ». Le second type de marquage, lui, est plus « permanent ». Une sorte de « marqueur transparent » incolore, indolore et non toxique, permettant d’identifier un individu plusieurs semaines après une éventuelle infraction.

Ces produits de marquages codés (appelés PMC) sont indétectables à l’œil nu. Vous retrouverez à l’intérieur de ces substances des « codes » permettant un marquage spécifique d’une localisation à un moment donné. Autrement dit, si vous faites une infraction à tel moment à tel endroit, le code intégré au marquage prouvera que vous étiez bel et bien présent sur les lieux d’une infraction. Ce type de marquage, apprend-on dans Le Figaro, « peut rester sur la peau pour plusieurs semaines, sur les cheveux pour six mois, et les habits sont quant à eux marqués à vie ».

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Manifestation des gilets jaunes à Paris, le 08/12/18. Crédit : Wikipédia

Le but est donc de faciliter les interpellations, mais pas que. Les autorités espèrent en effet qu’une telle mesure aura un effet dissuasif, empêchant les individus de passer à l’acte par peur d’être plus facilement reconnaissables. On apprend par ailleurs que ces dispositifs devraient être mis à disposition des forces de police et de gendarmerie. « Nous commencerons à les développer à partir de la semaine prochaine », a noté Christophe Castaner.

Bien évidemment, un simple marquage ne fera pas de vous un·e hors-la-loi. Vous pourriez en effet être présent·e dans un magasin ou une rue, sans mauvaises intentions, et vous faire asperger. Si infraction il y a eu, il faudra donc la prouver en accord avec le Droit pénal.

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