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Des déchets alimentaires transformés en nourriture via l’impression 3D !

Crédits : Upprinting Food

Une société basée aux Pays-Bas utilise des déchets alimentaires afin d’en faire une matière imprimable prévue pour finir en tant que nourriture longue conservation. Comment fonctionne ce procédé, et pourquoi cette idée ?

Recycler les déchets alimentaires

Elzelinde van Doleweerd et Vita Broeken sont deux entrepreneuses à l’origine de la start-up Upprinting Food. Le but ? Traiter la nourriture jugée usagée et transformer cette dernière en pâte à imprimer en 3D afin d’obtenir de nouveaux aliments. Il faut savoir que pas moins de 75 % de la pâte imprimable est composée de pain rassis et de fruits et légumes considérés comme étant des déchets. Le dernier quart de la préparation est composé d’aliments neufs, d’herbes et autres épices afin de donner du goût.

Imprimés en 3D en utilisant des formes sympathiques, les aliments obtenus sont également cuits et déshydratés, le but étant ici d’en faire un produit croquant – sucré ou salé – à longue durée de conservation.

Crédits : Upprinting Food

Destiné aux professionnels de la restauration

Limiter fortement le gaspillage, vaincre la faim dans le monde, etc. Il est tentant d’imaginer une démocratisation de ce genre de procédé pour ce type de raison. Rappelons que rien qu’en France, nous gaspillons entre 1 et 6 millions de tonnes de nourriture chaque année, ce qui représente 20 à 100 kilos par habitant ! Si les enseignes de la grande distribution ont montré quelques timides signes de progrès, diverses actions se développent. Citons par exemple cet ancien urbaniste vivant à Bordeaux transformant le pain dur en farine réutilisable, et ce par le biais d’un dispositif écologique.

Concernant la méthode de la start-up Upprinting Food, celle-ci a dans un premier temps été pensée pour les professionnels de la restauration haut de gamme. Ce choix peut surprendre, dans la mesure où il est « curieux » d’imaginer que la clientèle de ce type d’établissement puisse accepter de consommer des produits élaborés avec de la nourriture jugée usagée. Pour le restaurant, le gain de temps et les économies réalisées pourraient motiver cette prise de risque.

Le duo d’entrepreneuses travaille actuellement sur la réduction du temps nécessaire à l’impression, justement pour faire gagner du temps aux restaurants et leur faire faire davantage d’économies. Les intéressées ont également indiqué vouloir se concentrer un peu plus tard sur le commerce de détail et les grossistes. Le but ? Avoir un impact plus important et réduire davantage le gaspillage alimentaire.

Sources : Digital TrendsSiècle Digital

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