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Une nouvelle espèce de dinosaure à plumes découverte en Mongolie

Reconstitution artistique du Gobiraptor minutus. Le squelette découvert par les paléontologues appartenait probablement à un jeune individu. Crédits : Do Yoon Kim

Une équipe de paléontologues annonce la découverte d’une nouvelle espèce de dinosaure à plumes ressemblant à un oiseau. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue PLOS ONE.

Les oviraptorosauriens étaient des petits dinosaures théropodes proches des oiseaux, avec des plumes semblables à celles des perroquets modernes. Ils évoluaient principalement en Amérique du Nord et en Asie, et se sont éteints comme beaucoup d’autres à la fin du Crétacé. Avant l’impact, et ses conséquences, ces petits dinosaures semblaient en revanche très bien installés. De nombreux ossements ont en effet été découverts dans ces régions. En revanche, leur stratégie alimentaire n’était jusqu’à présent pas très bien saisie. La découverte de cette nouvelle espèce nous donne aujourd’hui quelques pistes.

Oeufs, graines et coquillages au menu

Yuong-Nam Lee et son équipe, de l’Université nationale de Séoul, en Corée du Sud, décrivent en effet un nouveau squelette, incomplet, découvert dans la formation de Nemegt, dans le désert de Gobi en Mongolie. Un jeune individu, selon les analyses histologiques du fémur, pas plus grand qu’un poulet. Baptisé Gobiraptor minutus, ce petit dinosaure à plumes (qui ne savait pas voler) se distingue des autres oviraptorosauriens découverts par sa mâchoire, étonnamment robuste. Une sorte de bec primitif, sans dents. Pour les chercheurs, cela ne fait aucun doute : Gobiraptor écrasait ses aliments, se nourrissant très probablement d’œufs, de graines ou de mollusques à carapace dure.

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Reconstruction squelettique en vue latérale gauche du jeune dinosaure. Ont été retrouvés, entre autres, des os de la mâchoire, un fémur, quelques vertèbres caudales, ou encore le pubis. Crédits : PLOS ONE.

Des dinosaures parfaitement adaptés

Une alimentation diversifiée donc, qui expliquerait le succès évolutif de ces animaux dans la région.  Les oviraptorides comptent en effet parmi les dinosaures théropodes les plus divers du Crétacé supérieur (100 à 66 millions d’années) de Mongolie et de Chine. La formation de Nemegt semblait par ailleurs tapissée de gisements fluviaux et de lacustres il y a 70 à 71 millions d’années, traversant la jungle. On imagine alors Gobiraptor, qui pouvait peut-être atteindre une longueur de trois mètres et pesait jusqu’à 225 kg à l’âge adulte, parfaitement capable de survivre dans les zones humides.

Le désert de Gobi en Mongolie, avec la vallée de Californie, aux États-Unis, se présente encore une fois comme l’une des plus grandes réserves d’os de dinosaures au monde. C’est d’ailleurs dans cette région que fut retrouvée, en 2016, l’une des plus grandes empreintes jamais découvertes. Cette gigantesque trace aurait été laissée par un titanosaure, l’un des plus grands dinosaures ayant jamais foulé la planète. Certains spécimens pouvaient mesurer plus de 30 mètres de long.

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