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Rosalind Franklin, le rover de l’ESA qui cherchera des preuves de vie sur Mars

Le rover prochainement déployé sur Mars dans le cadre de la missionExoMars 2020. Crédits : Capture YouTube / European Space Agency, ESA

La mission ExoMars 2020, de l’ESA, aura pour objectif de chercher des traces de vies passées sur la planète rouge. Pour ce faire, un rover va être envoyé sur place. Un robot nommé Rosalind Franklin.

Les années 2020/2021 seront (on l’espère) très fructueuses en matière d’exploration spatiale. Deux rovers s’envoleront en effet vers la planète rouge. L’un sera commandé par la NASA, l’autre par l’ESA. Ce jeudi, l’agence européenne a d’ailleurs fini par trancher parmi les milliers de propositions visant à baptiser son robot. Ce sera donc Rosalind Franklin, en référence à la chimiste anglaise dont les recherches ont aidé à comprendre les structures moléculaires de l’ADN. C’est en effet ce que vient d’annoncer Jan Woerner, directeur général de l’ESA, notant au passage que ce nom reflète le fait que l’exploration spatiale est bel et bien inscrite « dans notre ADN ».

À la recherche de traces de vie passée

Pour mener à bien sa mission, le rover six roues devrait s’appuyer sur toute une série d’instruments sélectionnés, dont un radar pénétrant le sol et un analyseur de molécules organiques. Leur objectif premier sera alors de déceler la présence d’éventuelles traces de vie passée sur la planète rouge. Une autre série d’instruments installée à bord permettra également d’étudier le climat et l’atmosphère de la planète.

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Vue d’artiste du rover ExoMars à la surface de la planète rouge. Crédits : ESA

L’importance du lieu d’atterrissage

Concernant le planning et le lieu d’atterrissage, il est prévu que Rosalind Franklin débarque sur Mars en 2021. Le rover devrait alors se positionner au centre d’Oxia Planum, une plaine plate retrouvée un peu plus au nord de l’équateur de Mars. Le site présente en effet des traces d’un passé humide (et donc de vie ?), et se présente dans une zone relativement basse. L’idée consiste en effet à maximiser la quantité d’atmosphère disponible dans le but de freiner un maximum l’atterrissage. Moins il y a d’atmosphère, et plus les risques de crash sont importants.

« Nous pouvons remplir les objectifs de la mission là-bas, et la facilité de circulation semble très bonne, avait expliqué Véronique Dehant, de l’Observatoire royal de Belgique, il y a quelques semaines. Le rover sera capable de conduire ».

De son côté, le rover Mars 2020 de la NASA devrait normalement atterrir au centre du cratère Jezero, censé avoir abrité de l’eau il y a entre 3,5 et 3,9 milliards d’années. L’objectif sera ici le même : rechercher des traces de vie antérieure sur la planète rouge. Il s’agira également de récolter et d’analyser des échantillons visant à préparer le terrain avant une éventuelle arrivée humaine.

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