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Harrison Ford s’en prend une nouvelle fois aux climatosceptiques

Crédits : Flickr/Gage Skidmore

Harrison Ford s’est exprimé cette semaine lors du Sommet mondial sur l’action pour le climat tenu à Dubaï. L’acteur et ferveur défenseur de la biodiversité s’en est une nouvelle fois pris aux dirigeants climatosceptiques.

Harrison Ford est un militant qui oeuvre depuis une trentaine d’années pour le compte de Conservation International. Cette association reconnue soutient les chercheurs luttant contre les menaces pour la biodiversité. Invité il y a un an lors du Sommet mondial sur l’action pour le climat tenu à San Francisco, l’acteur s’en était pris aux climatosceptiques. “Arrêtez de donner le pouvoir aux gens qui ne croient pas en la science“, avait-il alors asséné. Rebelote cette année, à Dubaï, lors de ce même sommet tenu il y a quelques jours. Et il semble toujours aussi désabusé.

“La plus grande crise morale de notre époque”

Dans le monde entier, des éléments du leadership, y compris dans mon propre pays, nient ou dénigrent la science pour préserver leur État et le statu quo“, a-t-il déclaré. “Ils sont dans le mauvais camp dans cette histoire. Chacun de nous, qu’il soit riche ou pauvre, puissant ou impuissant, subira les effets du changement climatique et de la destruction des écosystèmes“, poursuit-il. “Nous sommes confrontés à ce que je crois être la plus grande crise morale de notre époque“.

Harrison Ford ne nomme ici personne. Néanmoins, il y a fort à parier que ses mots visaient entre autres l’actuel président des États-Unis, Donald Trump. Ce dernier publie en effet depuis quelques années des tweets visant à se moquer du réchauffement de la planète et de ceux qui s’y confrontent.

Alors que l’est des États-Unis faisait face à une vague de froid très intense, le président américain avait, en plus de se moquer, confondu météo (local, temporaire) et climat (échelle mondiale, long terme) dans l’une de ses dernières interventions. “Dans l’Est, cela pourrait être la veille du jour de l’an la plus froide jamais enregistrée. Peut-être qu’on pourrait utiliser un peu de ce bon vieux réchauffement climatique pour lequel notre pays, mais aucun autre pays, s’apprêtait à payer des billions de dollars pour s’en protéger. Couvrez-vous !“.

Un climat en évolution rapide

Malgré la vague de froid qui traversait il y a quelques jours les États-Unis, il faut rappeler que sur l’ensemble de la planète, les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1880. Et 2019 nous attend.

Selon le Met Office qui fournit une prévision des anomalies de températures à l’échelle globale en fin de chaque année pour l’année suivante, il se pourrait en effet que 2019 se classe dans quelques mois parmi les cinq années les plus chaudes à l’échelle planétaire (+1,10°C au-dessus des valeurs préindustrielles établies sur la période 1850-1900).

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