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Voici FLEX, le satellite de l’ESA pour observer l’état de la végétation de la Terre

Crédits : Thales Alenia Space

L’Agence spatiale européenne (ESA) a récemment signé un accord avec Thales Alenia Space afin de construire le satellite FLEX. Le but ? Cartographier la fluorescence de la végétation terrestre afin d’évaluer l’activité photosynthétique, et ainsi mesurer la santé de la végétation présente sur notre planète.

Rendez-vous en 2023

Selon un communiqué publié le 10 janvier 2019 par Thales Alenia Space, ce géant français de l’industrie spatiale vient de sceller un partenariat à 150 millions d’euros avec l’Agence spatiale européenne. Il est question de construire ensemble le Fluorescence Explorer (FLEX), un satellite pas comme les autres. Celui-ci est une des composantes d’une mission de l’ESA baptisée Earth Explorer, dont le but est de mesurer les évolutions environnementales de la Terre.

Prévu pour être placé sur orbite en 2013 – via le lanceur Vega – le satellite FLEX devra établir une carte de la fluorescence de la végétation présente sur Terre, ce qui devrait permettre de mesurer l’activité photosynthétique. Les chercheurs estiment que plus la fluorescence de la chlorophylle est faible, plus la photosynthèse fonctionne. Ceci serait alors le signe que la végétation est en bonne santé.

Crédits : ESA

« La transformation par photosynthèse du dioxyde de carbone atmosphérique et de la lumière solaire en hydrates de carbone riches en énergie est l’un des processus les plus fondamentaux sur Terre – et dont la vie dépend. L’information apportée par FLEX nous permettra de mieux comprendre comment le carbone se déplace entre les plantes et l’atmosphère, et comment la photosynthèse affecte les cycles du carbone et de l’eau », peut-on lire dans le communiqué.

Un spectromètre imageur HD

Le satellite FLEX sera doté d’un équipement étonnant afin de parvenir à mesurer la fluorescence de la chlorophylle. Il s’agit de l’instrument FLORIS, un spectromètre imageur à haute résolution opérant à une altitude de 800 kilomètres dans le domaine spectral de 500 à 880 nanomètres. L’instrument en question a été pensé pour capter la lumière émise par les plantes, et établira une échelle de nuances de couleurs. Il faut savoir que son capteur sera capable de repérer la faible lueur rougeâtre émise lors de la photosynthèse, celle-ci étant totalement invisible à l’œil nu.

Enfin, le satellite FLEX contribuera à en savoir plus sur les effets du changement climatique alors que les données obtenues seront croisées avec celles du dispositif Sentinel-3 du programme Copernicus.

Sources : L’Usine NouvellePresse Citron

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