in

La Chine dévoile un morceau de sa nouvelle Station spatiale

La future station Tiangong Crédits : CNSA

La Chine dévoilait il y a quelques heures sa future Station spatiale lors du Salon d’aéronautique et d’aérospatial de Zhuhai. Assemblée en 2022, elle devrait normalement succéder à la Station spatiale internationale (ISS).

La Station spatiale internationale (ISS) est aujourd’hui la seule station spatiale opérationnelle en orbite. Mais la retraite approche, après une vingtaine d’années de bons et loyaux services. Et c’est une station chinoise qui devait lui succéder. Une réplique du module de base de la future station “Tiangong” (Palais céleste) vient d’ailleurs d’être présentée lors du Salon d’aéronautique et d’aérospatial tenu cette semaine à Zhuhai. Long de 17 mètres de long et lourd de 54 tonnes, celui-ci pourra accueillir trois astronautes.

Tout le monde à bord

Assemblée au cours de l’année 2022, Tiangong devrait à terme être la seule station disponible autour de la Terre après le démembrement de l’ISS. Et si cette nouvelle station est à l’origine chinoise, notons qu’elle sera également accessible à tout autre pays membre de l’ONU qui souhaiterait mener des expériences scientifiques à son bord. Des astronautes de l’Agence spatiale européenne (ESA) seraient d’ores et déjà en formation en Chine pour apprendre à évoluer dans ce nouvel instrument.

La fusée chinoise Long March 2F en 2011.
Crédits : Wikimedia Commons / DLR

Ambitions spatiales

La Chine affiche ainsi une fois de plus ses ambitions spatiales. La China Academy of Launch Vehicle Technology (CALT) dévoilait en ce sens il y a quelques mois son intention de construire un nouveau lanceur lourd. Le Longue Marche 9 sera capable de transporter une charge utile cinq fois plus importante que le Longue Marche 5, actuellement utilisé par les autorités chinoises. L’objectif serait alors de pouvoir bâtir une station autour de la Lune d’ici une dizaine d’années, avant d’y envoyer des Hommes.

En attendant, la fusée Longue Marche 5 devrait de nouveau être réquisitionnée cette année. La mission Chang’e 4 impliquera ici un atterrissage lunaire. Un rover sera ensuite déployé, avec pour objectif principal d’explorer la géologie du bassin Pôle Sud-Aitken. Il s’agit du plus grand bassin d’impact de la surface de la Lune (2 500 kilomètres de diamètre pour 13 kilomètres de profondeur) et est susceptible de contenir de la glace d’eau. L’engin sera également équipé d’un boîtier en aluminium rempli d’insectes et de graines. De quoi tester les effets de la gravité lunaire sur les organismes terrestres.

Source

Articles liés :

Voici Long March 9, le nouveau lanceur lourd qui pourrait permettre à la Chine de coloniser la Lune

La Chine part à l’assaut de la face cachée de la Lune

La Chine travaille sur sa propre fusée réutilisable

La Chine dévoile un morceau de sa nouvelle Station spatiale
noté 5 - 2 votes