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Échouages massifs de baleines en Écosse et en Irlande

Crédit : WikimediaImages / Pixabay

Au moins 80 baleines ont été retrouvées mortes, échouées sur les côtes écossaises et irlandaises depuis le début du mois d’août, soit dix fois plus que les années précédentes. En cause : probablement les sonars de la Navy, suggèrent les chercheurs.

Une trentaine de baleines à bec mortes sur les côtes irlandaises depuis le début du mois d’août, une cinquantaine en Écosse. C’est beaucoup plus que la “normale”, au point que les biologistes marins évoquent un «événement de mortalité inhabituel» survenu il y a quelques mois dans la région atlantique nord. Simon Berrow, de l’Irish Whale and Dolphin Group, pointe du doigts l’US NAVY et la Royal NAVY (armées américaine et britannique). Les sonars utilisés en profondeur pourraient en effet nuire aux baleines à bec, et plus particulièrement aux baleines de Cuvier, championnes du monde d’apnée.

«C’est absolument sans précédent, explique Nicholas Davison, qui dirige l’équipe de scientifiques qui surveille les échouages ​​de mammifères marins en Écosse. La moyenne annuelle est d’environ deux et demi, vous pouvez donc constater que nous vivons là un événement exceptionnel».

L’état des carcasses – toutes similaires – suggère que les mammifères étaient morts depuis plusieurs semaines en haute mer, dérivant finalement pour s’échouer sur les côtes. «C’est ce qui nous conduit à penser qu’il s’est passé quelque chose de catastrophique, poursuit le chercheur. S’il s’agissait d’une maladie ou d’une malnutrition, alors il faudrait s’attendre à des carcasses dans des états différents et échouées à des périodes beaucoup plus disparates – mais elles sont arrivées au même moment, à tour de rôle».

Les sonars pourraient-ils alors être en cause ? Possible. Le sonar anti-sous-marin, particulièrement néfaste aux mammifères marins, est en effet utilisé par les bâtiments de la US Navy et par la Royal Navy qui effectuent des opérations en profondeur dans la région. Une étude publiée en août 2017 dans The Royal Society Open Science suggère en effet que les baleines à bec – et particulièrement celles de Cuvier – sont sensibles à ces sonars. Gênées, celles-ci remonteraient trop rapidement à la surface et souffriraient ensuite de décompression.

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