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La Terre a perdu 60% de ses animaux sauvages en moins d’un demi-siècle

Crédits : pixabay

Le nouveau rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) dresse un déplorable bilan : en 44 ans, pratiquement les deux tiers des effectifs de vertébrés sauvages ont été perdus. Que faut-il savoir de ce constat ?

Entre 1970 et 2014, la population des vertébrés sauvages a été réduite de 60 %, selon la conclusion de l’édition 2018 du rapport Planète Vivante présenté dans un communiqué du WWF, ayant notamment collaboré avec la Société zoologique de Londres (Royaume-Uni). Ainsi, mammifères, mais également oiseaux et autres poissons disparaissent de plus en plus chaque année sous la pression des activités humaines.

Cette 12e édition du rapport Planète Vivante rappelle qu’il s’agit de la première fois dans l’histoire de la Terre qu’une seule et même espèce – c’est-à-dire l’Homo Sapiens – a un tel impact.

« Préserver la nature ce n’est pas juste protéger les tigres, pandas, baleines, que nous chérissons. C’est bien plus vaste : il ne peut y avoir de futur sain et prospère pour les hommes sur une planète au climat déstabilisé, aux océans épuisés, au sol dégradé et aux forêts vidées, une planète dépouillée de sa biodiversité », a expliqué Marco Lambertini, directeur du WWF.

Ce déclin des animaux vertébrés concerne l’intégralité de la surface de notre planète, avec des régions davantage impactées telles que les tropiques. Sur la base d’un suivi de 16 700 populations d’animaux appartenant à pas moins de 4000 espèces, le rapport fait état d’une baisse de 89 % des effectifs dans la zone des Caraïbes et d’Amérique du Sud. En parallèle, les zones Europe, Afrique du Nord et Moyen-Orient (-31 %) ainsi que l’Amérique du Nord et le Groenland (-23 %) s’en sortent un peu mieux.

La principale raison de ce déclin est incarnée par la perte des habitats naturels de ces animaux en raison de la déforestation et l’épuisement (ou l’artificialisation) des sols. Il s’agit d’un travail de destruction notamment motivé par l’urbanisation, l’agriculture intensive ainsi que l’extraction minière. À cela s’ajoutent d’autres problèmes mettant à mal les effectifs d’animaux, tels que les espèces invasives, la surpêche, le braconnage et bien évidemment le réchauffement climatique – lui-même causé par les activités humaines.

Le rapport indique également que seulement 25 % de la surface du sol n’est pas encore modifiée par l’Homme, un taux qui devrait chuter à seulement 10 % vers 2050 ! Bien que le « jour du dépassement » arrive chaque année à une date de plus en plus prématurée – le 1er août cette année – les décideurs politiques semblent ne pas assez considérer la question. Alors que la question du climat a récemment fait l’objet d’un large mouvement ayant amené des décisions – dont la portée reste discutable -, celle concernant les animaux sauvages reste malheureusement en retrait.

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