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Un médicament contre le diabète causerait des infections génitales graves

Crédits : iStock

La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis publiait il y a quelques jours un communiqué avertissant des dangers de traitements visant à contrecarrer les conséquences indésirables du diabète de type 2. Une douzaine de cas d’infections génitales ont été enregistrés.

Chez un individu sain, le contrôle de la glycémie se fait par l’insuline, une hormone sécrétée par le pancréas. Mais il arrive que la machine soit enrayée. Une personne atteinte de diabète de type 2 verra ainsi son organisme incapable de réguler la glycémie, c’est-à-dire le taux de glucose dans le sang. En résulte une hyperglycémie chronique. Des traitements existent pour contrer la maladie : les inhibiteurs du SGLT2 (inhibiteurs du co-transporteur sodium – glucose de type 2), par exemple, peuvent stabiliser les niveaux de sucre dans le sang en forçant les reins à évacuer le trop-plein de glucose par l’urine. Mais cette méthode ne serait pas sans dangers.

Un récent communiqué des autorités sanitaires américaines relève en effet que ces inhibiteurs ont été associés à des cas d’infection bactérienne « mangeuse de chair » – ou gangrène de Fournier, une affection potentiellement mortelle qui affecte le périnée ou la zone de peau entre l’anus et la vulve ou le scrotum. Si elle n’est pas décelée à temps, l’infection peut alors se propager : c’est alors que les ennuis commencent. « Elle peut rapidement progresser et impliquer toute la région génitale et même la paroi abdominale », explique le docteur Amesh Adalja, du Centre universitaire Johns Hopkins (États-Unis).

« Nous avons des bactéries partout sur nous et l’un des aliments que les bactéries aiment est le sucre », poursuit Jamie Alan, professeur adjoint de pharmacologie et de toxicologie à la Michigan State University (États-Unis). C’est pourquoi l’élimination du glucose par les voies urinaires peut, si vous présentez des micro-coupures, infecter l’environnement génital.

À ce titre, la FDA demande à ce que tous les laboratoires fabricants impriment sur leur traitement un avertissement sur les risques potentiels d’infections génitales. Ceux-ci comprennent la canagliflozine, la dapagliflozine, l’empagliflozine et l’ertugliflozine. Si par ailleurs vous prenez déjà ces médicaments et souffrez de fièvre, de gonflements, de démangeaisons ou d’une irritation des organes génitaux, consultez rapidement votre médecin traitant. D’autres traitements existent.

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