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Les tsunamis seraient “beaucoup plus fréquents” que prévu au Royaume-Uni

Tsunami vague
Crédits : WikiImages / Pixabay

De nouvelles analyses menées par des chercheurs de l’Université de Dundee, en Écosse, suggèrent que les tsunamis frappent les îles britanniques beaucoup plus souvent qu’on ne le pensait auparavant.

Il y a 8 000 ans, un tsunami de 20 mètres de haut submergea les îles britanniques, la Norvège, les îles Féroé, l’Islande et le Groenland. Son nom : Storegga Slide. «Les débris délogés représentaient 300 fois la quantité de sédiments transportée chaque année par toutes les rivières du monde réunies», peut-on lire sur le site de la BBC. Mais cette vague – aussi gigantesque fut-elle – semblait jusqu’alors isolée. Rien ne laissait en effet penser qu’un tel événement pouvait aujourd’hui se reproduire. Du moins, jusqu’à présent.

De nouvelles analyses suggèrent en effet que les îles britanniques ont essuyé au moins deux autres épisodes similaires. Deux vagues gigantesques frappèrent les îles Shetland il y a quelques milliers d’années.

«Nous avons trouvé des sables âgés de 5 000 et 1 500 ans à plusieurs endroits dans les Shetland, jusqu’à 13 mètres au-dessus du niveau de la mer», explique la géographe Sue Dawson, de l’Université de Dundee en Écosse. «Ces dépôts ont un caractère sédimentaire similaire à celui de l’événement Storegga et peuvent donc être liés aux inondations provoquées par un tsunami». Si ces épisodes semblent aujourd’hui lointains, le fait d’en avoir enregistré trois, il y a 8 000, 5000 et 1 500 ans, suggère que ces événements sont en fait beaucoup plus communs qu’on ne le pensait auparavant.

«Ils sont beaucoup plus fréquents et il y a 1 500 ans, c’est très, très récent, poursuit Dave Tappin, du British Geological Survey, interrogé par la BBC. Cela signifie que le danger – le risque – est beaucoup plus grave que nous le pensions auparavant».

Les chercheurs vont maintenant tenter de déterminer les causes de ces anciens tsunamis. D’où viennent-ils ? Comment se sont-ils formés ? Les chercheurs comptent, grâce à des modèles informatiques, simuler de possibles glissements de terrain sous-marins, puis évaluer la direction des vagues. Le but étant de pouvoir anticiper d’éventuels événements futurs.

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