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Des trains autonomes en France dès 2023 ?

Crédits : Wikipédia

La SNCF a déclaré vouloir faire rouler des trains autonomes dans 5 ans. Il s’agira de prototypes qui seront testés en termes de synchronisation, de performances et de vitesse. Cette initiative présente plusieurs avantages selon les porteurs du projet.

«Avec le train autonome, tous les trains circuleront de manière harmonisée et à la même vitesse, et l’exploitation ferroviaire gagnera en fluidité. Et plus de fluidité, c’est une meilleure régularité et une plus grande ponctualité des trains», a déclaré Guillaume Pepy, à la tête de la SNCF dans une émission de la chaîne CNEWS le 6 septembre 2018 (voir en fin d’article).

Un communiqué publié le 12 septembre 2018 par la SNCF est accompagné d’un dossier de presse concernant la création en janvier 2018 de deux consortiums. Ils visent à développer d’ici 2023 deux prototypes de trains autonomes, et sont pilotés par la SNCF et par l’Institut de Recherche Technologique Railenium, qui réunit de nombreuses entreprises dont les constructeurs ferroviaires Alstom et Bombardier.

Les deux prototypes qui seront mis sur les rails dans cinq ans seront vraisemblablement une des premières étapes d’une plus vaste initiative. Celle-ci aura pour vocation de multiplier les trains sur les lignes très fréquentées, et de rendre l’exploitation ferroviaire plus fluide en tentant d’atteindre une ponctualité optimale. Cela contraste évidement avec la réalité actuelle, qui semble être tout l’inverse.

Il faut savoir que le premier consortium composé des sociétés Alstom (construction ferroviaire), Altran (ingénierie), Ansaldo STS (signalisation), et Apsys (cybersécurité) aura la mission de fabriquer un train de marchandises autonome. En ce qui concerne le second consortium réunissant Bombardier (construction ferroviaire), Bosch (équipementier), SpirOps (intelligence artificielle) et Thales (électronique / aérospatiale), celui-ci devra mettre au point un TER automatisé.

Le projet intègre également l’Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), et veut atteindre des «paliers successifs jusqu’au plus extrême niveau d’automatisation où il n’y a plus de présence humaine à bord».

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