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C’est confirmé, les méthodes d’agriculture biologique sont bénéfiques pour les pollinisateurs

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Abeille Crédits : gerson_rodriguez / Pixabay

Une étude qui paraîtra en novembre dans la revue Biological Conservation a montré que les pollinisateurs sont plus présents et plus stables lorsqu’une agriculture biologique est mise en oeuvre. Selon les chercheurs, ce type de culture promet un bel avenir aux insectes, et est préférable face à l’agriculture intensive classique.

Les pollinisateurs, grands perdants face à l’agriculture conventionnelle

Depuis 40 ans, nous observons aux quatre coins du globe une forte baisse des insectes pollinisateurs. Aujourd’hui, le risque de disparition de ces derniers est fortement élevé. Une étude de 3 ans menée par des chercheurs de l’Université de Lund en Suède démontre que l’agriculture biologique joue un rôle majeur dans la conservation des pollinisateurs.

Avant cette étude, les scientifiques savaient déjà que l’agriculture biologique permettait une plus grande diversité des pollinisateurs. En revanche, ils ignoraient si ce type de culture engendrait une meilleure stabilité spatiale et temporelle des insectes. C’est pourquoi ils ont spécifiquement étudié les populations de papillons et de bourdons, représentatifs de la plupart des pollinisateurs.

Lire aussi : Les risques qui pèsent sur les pollinisateurs.

bourdon pollinisateur fleur
Bourdon pollinisateur
Crédits : Arcaion / Pixabay

Le déroulement de l’expérience

Dans cette étude, les chercheurs ont étudié la stabilité spatiale et temporelle des insectes florifères (papillons et bourdons) ainsi que les fleurs et leurs floraisons. L’expérience s’est déroulée sur 9 champs d’agriculture conventionnelle, et sur 10 champs d’agriculture biologique. L’expérimentation a duré 3 ans, cela dans le but de pouvoir comparer et identifier la prolifération des insectes en fonction de la saison, du type de culture et de la présence ou non de couverture florale.

Que révèlent les résultats de l’étude ?

L’expérience menée sur 3 ans a permis de montrer que le nombre de bourdons est plus grand dans les lieux de cultures biologiques. En effet, grâce à une plus grande disponibilité florale et à l’absence d’insecticides dans ces champs, les insectes sont bien plus présents que sur les espaces de cultures conventionnelles. De plus, la population de bourdons était stable d’un point de vue spatio-temporel. En revanche, le système d’agriculture n’a eu aucun effet sur la richesse des populations de papillons.

L’étude révèle aussi que la stabilité spatiale et temporelle des papillons et des bourdons est bien meilleure dans les champs biologiques. Mais ce n’est pas la présence de fleurs qui provoque cela. En effet, lorsqu’il y en avait dans des champs de cultures conventionnelles, les bourdons et les papillons étaient sur place – en dépit de la présence d’insecticides. Ainsi, la présence de fleurs et l’agriculture biologique participent à la croissance et à la stabilité des insectes.

Cette étude montre donc que l’agriculture biologique permet d’améliorer la survie des pollinisateurs, qui sont essentiels pour le maintien de nos écosystèmes. Elle permet donc de poser la question d’une possible évolution de nos méthodes de cultures.

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